Lettres à ma fille

   Ma fille, ma princesse, la prunelle de mes yeux… 

   Si tu lis ceci c’est que tu as vraiment vu le jour et que tu es assez grande pour comprendre ces quelques lignes.
   ‎Avant tout j’aimerais que tu saches une chose : quoi qu’on puisse te dire ou te faire croire, tu n’es pas le fruit d’un accident. Tu as été désiré. Peut-être pas à la période pendant laquelle tu es venue, peut-être pas dans ces circonstances mais tu n’es pas née d’un malencontreux hasard. Dans ma tête j’ai dessiné ton joli visage innocent un millier de fois, j’ai desserré ton petit poing fermé avec mon index à chaque fois que je t’ai pris dans mes bras et je t’ai couvert le visage de milliers de baisers. J’ai serré ton petit corps tout fragile contre moi un million de fois avant même de te concevoir. 

     Dans ma tête, je t’ai déjà vu grandir à plusieurs reprises, comme si tu avais neuf vies. J’ai assisté à tes spectacles à l’école, j’ai menacé tes premiers petits amis et je t’ai conduit à ton premier boulot. Que ça fait du bien de pouvoir te parler. Que tu me manques mon petit poussin…

   Je sais que dans ma vie de pécheur je n’ai pas été le plus droit des hommes. Je n’ai pas toujours fait les bons choix ou les bonnes choses. J’en arrive même à me demander ce que j’ai fait pour mériter la bénédiction que tu es dans ma vie. Je ne suis pas le plus cruel des hommes, mais je ne suis pas le gentil non plus.
Mon seul regret quand je te regarde c’est qu’un ange aussi pur que toi naisse dans un monde si sale et si sombre. J’aimerais bien te donner quelques conseils, te parler des hommes et de leurs méchancetés mais qu’en sais-je ? Moi si jeune et pourtant si vieux, que pourrais-je te dire pour te mettre à l’abri des coups bas et des couteaux dans le dos ? 


La vie essayera par tous les moyens de t’arracher ce sourire qui illumine mes journées, certaines personnes autour de toi feront tout pour te noyer dans les problèmes, on te fera douter de toi et de tes choix, on te mentira, on te trahira, on te tournera le dos, on te brisera le cœur, on te salira… Par la ruse ou par la force, on te volera ton innocence. Mais mon enfant, mon rêve devenu chair : ne perds jamais ton sourire. N’arrête jamais de faire le bien autour de toi, ne t’arrête jamais de te battre pour tes rêves. Mais surtout n’arrête jamais d’aimer. 


Les humains sont méchants. Ils te feront douter de toi, ils te feront croire que tu n’es pas à la hauteur ou que tes rêves sont trop grands. Ils voudront éteindre ta belle étoile. Mais ne les laisse jamais te voler ton sourire, n’arrête jamais de faire le bien autour de toi. Et surtout n’arrête jamais de rêver.
J’ai encore beaucoup de choses à te dire mais je préfère m’arrêter là pour le moment.


Le seul homme qui n’arrêtera jamais de t’aimer, ton père. ❤ 

4 commentaires sur “Lettres à ma fille

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