Beautiful Imperfection (Part VIII)

​    Il m’embrassa de nouveau puis alluma le joint.

– Écoute quoi qu’il puisse se passer entre nous, gardons ça pour nous pour le moment d’accord ?

– D’accord, répondit-il avant de tirer sur son joint.

Junior

    Je me réveillai le dimanche matin dans le lit de Rebecca. Je ne me souvenais pas vraiment de comment j’ai atterri là-bas. Elle dormait toujours, à moitié nue. Elle ne portait plus qu’un simple soutien-gorge. J’admirai pendant quelques secondes les taches sur ses fesses. Sentant une bosse se former dans mon pantalon, je la recouvris de la couverture avant de quitter son appartement.

    Le lendemain au bureau, je l’évitai toute la matinée. Pendant la pause de midi, elle m’envoya un texto me demandant de la rejoindre dans son bureau. 

– Coucou, la saluai-je en entrant dans le bureau. Tu voulais me voir ?

– Oui. Au fait hier matin je me suis réveillée sans ma culotte et je voulais te demander si…

– Non il n’ s’est rien passé, la rassurai-je. Tu as dû te déshabiller parce que tu avais l’habitude de dormir nue.

    Elle poussa un long soupir de soulagement.

– Tu me rassures vraiment ! dit-elle.

– Coucher avec moi te répugne autant ?

– Non non ! bafouilla-t-elle. C’est juste que la veille je te disais que je voulais qu’on y aille doucement et le lendemain je me retrouve toute nue dans un lit où on a dormi ensemble. Ça me fait passer pour une fille qui…n’a pas vraiment de principes.

– Je sais tout ça mais le mélodrame c’est toute ma vie, répondis-je. La réplique m’était venue et il fallait que je la sorte.

    Elle éclata de rire.

– Au fait je t’ai dit qu’on ne devait rien dévoiler au bureau mais ça ne veut pas dire que tu dois m’éviter. Ce serait encore plus suspect…

– Excuse-moi c’est juste que je n’ai jamais fait ce genre de trucs du coup je ne sais pas trop comment me comporter.

– Moi non plus je n’ai jamais fait ça mais essaie d’être le plus naturel possible et ça ira d’accord ?

   Je hochai la tête. Je lui fis un clin d’œil et ressortis du bureau.

   La semaine se déroula sans incident, Becky et moi nous évitions de nous retrouver seuls au bureau et les soirs je la retrouvais en douce chez elle. Je l’emmenais soit en balade ou je restais avec elle à parler de tout et de rien.
Vendredi
– Alors tu as trouvé une cavalière pour demain ? me demanda mon père alors que je rentrais avec lui.

– Oui oui.

– J’ai hâte de la rencontrer, me dit-il.

– Moi aussi, répondis-je en regardant défilé les immeubles par la vitre teintée de la voiture. 

    Dès que la voiture s’arrêta devant la maison, je descendis et entrai dans le salon. Je rencontrai ma mère et lui fis un bisou avant de monter.
    Le lendemain, après être rentré en douce tôt le matin, je rejoignis mes parents pour le petit déjeuner. Après avoir mangé, mon père se leva et vint déposer une clé de voiture devant moi. Je relevai vivement la tête.

– Elle t’attend dehors, dit-il simplement.

    Je saisis les clés et sortit de la maison, suivi de près par mes parents. Elle était là, une Volkswagen Tiguan grise métallisée, attendant calmement sous le soleil que je la rejoigne.

    Je la déverrouillai d’un air solennel et me mis au volant. Je plaçai mon téléphone sur mon tableau de bord. Une fois la clé tourné dans le contact, je fis ronronner le moteur puis je roulai doucement en direction du portail. Dès que je fus hors de la maison, je pris rapidement de la vitesse en direction de chez Rebecca. Je l’appelai pour lui demander de m’attendre en bas de son immeuble, ce qu’elle fit.  Quand j’arrivai à sa hauteur, je baissai la vitre côté passager.

– Alors je vous dépose où mademoiselle ? lui demandai-je.

    Elle sourit puis monta dans la voiture.

– Très belle voiture, fit-elle en regardant autour d’elle. Je l’adore.

– Je tenais à ce que tu sois ma toute première passagère.

– Très belle attention, répondit-elle en me faisant un bisou. 

– Alors je vous emmène où ? 

– Il se trouve que je dois me rendre au centre commercial pour me trouver une robe pour ce soir. Avec cette semaine folle, je n’ai pas eu le temps de chercher.

     Je l’emmenai donc au centre commercial et après deux heures de recherches, elle trouva enfin une robe à son goût, ou plutôt à mon goût puisque c’est moi qui devais approuver son choix.

– Je meurs de faim, annonça-t-elle alors que nous quittions le centre commercial.

– Moi non plus je n’ai pas mangé grand-chose avant de sauter dans la voiture, répondis-je. Il y a un fast-food vers la sortie. Ça te dirait une pizza ?

    Elle hocha la tête.
Une demi-heure plus tard
Rebecca
– Hmm ! murmura Junior après avoir mordu dans ma part de pizza. C’est presque aussi bon que ceux de ma mère.

– Ah oui ? 

– Oui ! Elle fait les meilleurs pizzas de Kadinga et crois-moi j’en ai mangé des pizzas. En parlant de ma mère, je viens de me rendre compte que tu ne m’as jamais parlé de ta famille. Je ne connais même pas ton nom de famille. Parle-moi un peu de ta famille.

    Je pris une profonde inspiration avant de me lancer. Le regard dans le vide, je me mis à raconter mon histoire.

– Je suis l’aînée d’une famille de deux enfants. Avec ma famille, nous habitions une cour la ville de Téno où mon père était mineur et ma mère revendeuse de beignets. Après la mort de mon père, nous avons dû déménager pour nous installer chez un oncle de ma mère dans le nord de la ville. Mais ma mère ne pouvait pas supporter toute seule la charge de deux enfants avec le peu d’argent qu’elle gagnait avec ses beignets. Son oncle était un vieux soûlard qui passait son temps à nous battre mon frère et moi. Un an après le décès de mon père, j’ai obtenu mon brevet. Ma mère m’a alors envoyée ici à Kadinga chez une de ses cousines. Quelques mois après mon petit frère est tombé gravement malade. Il n’a pas survécu à une simple fièvre, faute de moyens… Ma mère, rongée par le chagrin en est devenue presque folle. Mon père est décédé dans la mine où il travaillait suite à un tremblement mais mon petit frère serait toujours en vie si l’argent de l’assurance vie de mon père nous avait été versé. En l’espace de deux ans, j’ai perdu deux personnes à qui je tenais plus qu’à moi-même…

    Je levai enfin les yeux vers lui. Je pouvais lire de la compassion dans son regard.

– Tu en as vraiment bavé, me dit-il en glissant sa main dans la mienne. Je suis vraiment désolé pour ton petit frère. Je comprends maintenant pourquoi tu n’as jamais parlé de ta famille. Désolé d’avoir réveillé tous ces souvenirs.

– Ce ne sont pas des souvenirs, c’est une partie de moi. La partie sombre que je ne révèle pas au premier venu.

– Il y a quelque chose qui m’intrigue dans l’histoire. Être mineur ça ne doit pas beaucoup rapporter. Comment ton père a pu se payer une assurance vie ?

– Le travail à la mine est vraiment dangereux, tout peut arriver à tout moment. Alors à un moment les responsables ont imposé ça aux mineurs. Ils prélevaient directement le tiers de leurs salaires pour le mettre dans leurs assurances. Toutes ces familles brisées parce que l’assurance qui est censée les protéger de ce genre d’éventualité n’a pas respecté ses engagements.

– Et vous n’avez rien fait ? Vous n’avez pas intenté un procès à la compagnie d’assurance ?

    Je fis non de la tête.

– Ça n’aurait rien changé et puis on n’en avait pas les moyens… La plupart des gens à Téno avaient tout juste de quoi survivre. Payer les frais d’avocats et tout le reste c’est pas donné. Même là avec ma situation, je ne peux pas me le permettre. 

– Excuse-moi mais je trouve que vous vous êtes résignés un peu trop facilement. Tu veux qu’ils paient ou pas ?

– Je suis prête à tout pour les faire payer !

– Très bien. Tu connais le nom de la compagnie ?

– Oui, N’gamon Assurance ! lâchai-je en le regardant droit dans les yeux.

28 commentaires sur “Beautiful Imperfection (Part VIII)

  1. Gbangban, la fille la veux faire « montage »! Hé hé elle veut monter junior contre son pere. Elle y va trop vite. C’est sur ils feront scandal a la ceremonie de son pere. J’espere que tel jamal lyon a protegé les interets de son pere lucious lyon malgré tout junior ferai pareil dans le cas contraire wait and see. Hé hé 👯👯👯👯😋😋😋

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