Douce puterie (Part XXIII)

    Je me réveillai plus tard dans un lit d’hôpital. Je jetai un regard circulaire dans la pièce mais je n’y vis grand-chose, vu que ma vision était encore floue. Je battis des paupières plusieurs fois et aperçus enfin Youss qui était sur une chaise à mon chevet.

– Youss ! réussis-je à prononcer d’une voix faible.

    Il se leva d’un bond. Je n’arrivais pas à garder les yeux ouverts.

– Ça va ? me demanda-t-il.

– Martial…, articulai-je d’une voix faible.

– il va bien, les docteurs ont dit qu’il va s’en sortir.

    Malgré mon esprit embrumé, je ressentis un grand soulagement.

– Qu’est-ce que je fais dans ce lit ?

– Apparemment tu t’es évanouie pendant que vous veniez à l’hôpital et quand tu t’es réveillée, tu étais tellement agitée qu’on t’a donnée un calmant.

    Je soulevai la couverture et remarquai que mon peignoir maculé de sang avait été changé un tee-shirt extra large.

– J’ai du te changer parce qu’il y avait trop de sang sur le peignoir que tu portais. Tout va bien maintenant. Tout est rentré dans l’ordre. 

    Youss me ramena chez moi une heure après et passa la nuit avec moi. Le lendemain, il me ramena à l’hôpital avant de rentrer prendre une douche et se changer. J’étais assise dans la salle d’attente quand le docteur Charles, un ami de mon père, vint vers moi.

– Bonjour Tatiana. Comment vas-tu ce matin ?

– Très bien docteur, répondis-je en me levant.

– Tu es là pour ton ami ? me demanda-t-il.

     J’opinai du chef.

– Assieds-toi, me dit-il. Ton ami a vraiment eu de la chance que vous l’ayez amené à temps mais je crains quand même qu’il n’ait subi des dommages très importants dus au choc.

– Quels genres de dommages ? 

    Il s’assit près.

– Il est réveillé depuis hier mais il n’a pas dit un seul mot jusque-là. Je crains qu’il ne soit plus la même personne que ce qu’il était.

– Comment ça ? m’enquis-je.

– Je ne sais pas encore, il faudrait qu’il voie un spécialiste pour être mieux fixé. Les coups violents sur la tête ne sont jamais bénins. Tu peux aller le voir, il est avec sa mère et sa sœur. Reviens vers midi si tu as des questions.

    Il se leva et disparut dans l’un des couloirs. Je restai figer là, à regarder devant moi et à me rappeler nos débats sur tout et rien, nos fou rires et surtout notre complicité sans précédente. Toutes ces choses ont volé en éclats dès la minute où j’ai pris cette stupide décision d’avoir un orgasme. Mon orgasme je l’ai eu, mais à quel prix ? J’ai perdu mon meilleur ami mais de surcroît j’ai bousillé sa vie. Il ne pourra peut-être plus jamais parlé…

    Une larme roula sur ma joue, je l’essuyai et me mis à tripoter le bracelet qu’il m’avait offert pour mon anniversaire. Je pris mon courage à deux mains et me levai pour aller le voir. Je longeai le couloir qui menait à la chambre. Une fois devant la chambre, je pris une grande inspiration avant de toquer à la porte. Kelly, la sœur de Martial, vint m’ouvrir. Je les saluai, elle et sa mère puis m’assit près de Martial sur le lit. Il dormait, ou du moins il avait les yeux fermés. Je glissai ma main dans la sienne.

– Tati, dit-il d’une voix faible en ouvrant les yeux.

24 commentaires sur “Douce puterie (Part XXIII)

  1. Il a raison.au niveau du bracelet offert il manke le participe passé.Sinon c un super job.sauf ke je voyais la mum et la reus etrangler Tatie pr ckel a fait a Martial.ofaite pr te joindr c koi le num?

  2. Loool.. sinan que la violence ne résoud rien.
    Ils auraient pu faire un bon plan à 3 labas kpoa fnf,
    Comme quoi ‘faites l’amour et nn la guerre’
    Mdr, Moi le Martial mfait pitié 😞
    Bref Paul, comme on fait sommet là, si tu nous ecrit 2 chapitres par jour lâ ça fait quoi

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