Douce puterie (Part XXII)

    Youss poussa un long soupire.

– Je voulais juste que tu saches, dit Martial. Je dois rentrer maintenant.

– Rentrer où ? Tu ne bouges pas avant que je ne connaisse le fin mot de l’histoire. Youss est là maintenant, répète tout ce que tu viens de dire.

– Il m’a frappé parce que j’avais décidé de te dire toute la vérité, lança Martial.

    Je me tournai vers Youss.

– Tu as vraiment fait ça ? lui demandai-je.

– Je l’ai fait c’est vrai mais ce n’est pas parce qu’il voulait te dire la vérité, répondit-il. C’est parce qu’il voulait te dire sa vérité. Mais la vraie vérité est que quand il m’a envoyé ce message, je l’ai tout de suite appelé pour le menacer. Parce que je t’aime vraiment et je refuse de jouer à un quelconque jeu avec toi. Surtout en complicité avec un crétin pareil. Mais le pire dans tout ça c’est que tu aies pu douter de moi une seule seconde. Comment aurais-je pu te faire ça ? Toi que j’aime tant.

– Désolée chéri, j’étais juste confuse et je voulais en avoir le cœur net.

    Je m’approchai pour le serrer contre moi mais il me repoussa. 

– Passe une bonne soirée !

    Il me dépassa et sans accorder un seul regard à Martial, il se dirigea vers la porte.

– Non attends Youss ! 

   Je courus pour le rattraper. Je m’arrêtai devant lui pour lui bloquer le passage. Je posai mes deux mains sur son torse et le regardai dans les yeux.

– Excuse-moi mon amour, lui dis-je. J’étais confuse quand il m’a montrée les messages et l’appel. Ça…ça tenait tellement la route que je me suis mise à me poser des questions. Reste avec moi s’il te plaît.

– Je ne vois pas l’intérêt si tu doutes de moi à la moindre occasion, répondit-il avant de m’écarter pour de bon cette fois-ci.

    Il sortit du salon, de la maison et de ma vie. Je m’adossai à la porte, les yeux fermés, me disant que tout ceci n’était qu’un cauchemar et qu’en rouvrant les yeux je reviendrai à la réalité. Mais quand j’ouvris les yeux, c’est sur le visage amoché de Martial que je tombai. Prise d’une soudaine accès de rage, je rouai son visage de coups à un tel point qu’il perdit l’équilibre et se cogna la tête contre la table à manger. Ma colère se dissipa tout de suite quand son sang commença à se répandre sur le sol.

– Je viens de voir Youss sortir en furie de la maison, dit Tavio en ouvrant la porte. Tout va bien ?

    Il suivit mon regard.

– Oh mon Dieu ! s’exclama-t-il en courant vers Martial allongé sur le sol, se vidant lentement de son sang. Appelle l’agent de sécurité.

    Il enleva sa chemise et essaya de bloquer l’hémorragie avec.

– Tatiana ! cria-t-il. Il va mourir si tu ne bouges pas.

   Je sortis alors de mon état de putréfaction. Je courus appeler l’agent de sécurité. Ils le transportèrent dans la voiture de Coralie. Sa tête était posée sur mes cuisses.

Du sang.

Partout du sang.

Sur mon peignoir.

Sur mes mains.

Du sang partout.

Puis soudain, le noir.

29 commentaires sur “Douce puterie (Part XXII)

  1. J’aime juste ça douce puterie, j’espere ca deviendra pas amere puterie, la go a gaffé je ne sais si youss dit vrai moi qui croyais que la meuf etait amoureuse de youssouf j’attends avec impatience la suite. Big up a l’ecrivain big kiss a lui joli travail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *