Douce puterie  (Part XIX)

– Mais ce n’est pas de sa faute c’est moi qui ai été trop faible, répondis-je, d’une voix cassée.

    C’est alors que je remarquai le sang séché sur sa main droite.

– Qu’est-ce que tu lui as fait Youss ? Qu’est-ce qui s’est passé après que je sois rentrée ?

– Il continuait à se la jouer donc il a dû discuter avec ma droite, dit-il en me montrant sa main écorchée. Je crois que sa dent m’a blessé.

– Attends je m’en occupe, lui dis-je en me levant.

    Je me rendis dans la salle de bain et pris du coton et de l’alcool dans la boîte à pharmacie. Je nettoyai sa plaie avec l’alcool et laissai le coton dessus, ne sachant plus trop quoi faire. Je m’assis ensuite à côté de lui sur le lit et me mis à le fixer. Il se tourna vers moi quand il sentit mon regard peser sur lui. Je pris mon courage à deux mains et lui posai enfin les deux questions que les larmes avaient coincés dans ma gorge.

– Comment tu as su pour Martial et moi ? Et surtout comment as-tu pu rester aussi calme après tout ça ? Tu m’as même proposé de passer la nuit chez toi.

    Il sourit d’un air triste.

– Déjà ce n’était pas très malin de débarquer au salon au même moment, répondit-il. Tu étais tellement nerveuse que ça m’a mis la puce à l’oreille. Ensuite l’odeur du sperme emplissait la voiture. – il marqua une courte pause – Tu sais comment Tavio et moi on est devenu pote ?

     Je fis non de la tête.

– Il se battait seul contre deux mecs beaucoup plus grands que lui. Je suis intervenu tout de suite parce que pour moi c’était la chose la plus naturelle à faire. On a battu les mecs parce que contrairement à eux, nous on aimait la bagarre. Et depuis on est devenu meilleurs potes. Entre temps, mon père m’a fait prendre des cours de boxe pour canaliser ma colère et apprendre à me contrôler. Si ce qui s’est passé hier soir s’était passé il y a deux ans, il aurait fini à l’hôpital ton pote. Et puisque je ne frappe jamais les femmes, je t’aurais donc laissé quelque part dans la nature, très loin de chez toi. Hier j’ai réalisé à quel point j’ai changé et je préfère cette nouvelle version parce que je trouve que j’ai assez semé la violence autour de moi comme ça.

     Je regardai ses bras frêles et une forte envie de rire me pris malgré la situation. Il suivit mon regard puis éclata de rire. Je me lâchai à mon tour, prise d’un fou rire incontrôlable.

– Je crois que finalement on est bien ici, dit-il une fois qu’il eut repris son souffle.

    Il retira ses baskets et s’allongea sur le lit. Je fis de même et m’allongeai près de lui. La tête posée sur son torse, j’écoutais les battements de son cœur quand une idée me traversa l’esprit.

– Je crois que je viens de trouver comment faire payer Martial ! lui dis-je en relevant la tête.

– A quoi tu penses ? me demanda-t-il avec un léger sourire.

26 commentaires sur “Douce puterie  (Part XIX)

  1. Selon moi se venger contre martial n’es pas la solution.il n’est ap le seul fautif dans tout ca.elle aurait pu mettre fin a tout ca depuis longtemps.Elle a eté faible c’est tout.

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