Douce puterie (Part XVIII)

– Déjà ne m’appelle plus jamais frère parce qu’un frère ne pourrait jamais faire ce que tu as fait, commença Youss. Je suis bel et bien au courant mais j’ai décidé de faire l’idiot.

    Mes jambes se dérobèrent en entendant ces mots. Je me couvris la bouche d’une main. Je m’agrippai à la portière que j’avais déjà ouverte. C’était comme si le ciel venait de me tomber dessus. J’étais encore plus mal que la veille. Mille et une questions se bousculaient dans ma tête si bien que j’étais sur le point de perdre connaissance.

– Oh ! s’exclama Martial.

– Tu es un gros hypocrite et je ne traîne pas avec les personnes dans ton genre. Je ne t’aime pas et je ne t’aimerai jamais parce que dès la première fois que je t’ai vu j’ai senti que tu étais un faux cul et j’avais raison. Tu n’es pas ici pour t’excuser mais plutôt pour me narguer en mode « Je me suis tapé sa meuf et il m’a ramené chez moi en bonus ». Mais une fois n’est pas coutume et je compte bien découvrir par quel moyen tu l’as eu. Et quand ce sera fait, tu paieras le prix fort.

    N’en pouvant plus, je courus à la maison toute en larme. Je m’enfermai dans ma chambre et verrouillai la porte. Youss vint frapper quelques minutes après.

– Ouvre-moi s’il te plaît !

    Je le regardai actionner le poignet de la porte et attendit qu’il s’en aille mais il se remit à frapper de plus belle. Après un court moment d’hésitation, je me levai et lui ouvrit. Il entra dans la pièce et s’assit sur le lit. D’instinct, je m’agenouillai devant lui.

– Je suis vraiment désolée Youss, commençai-je. Je ne voulais pas te blesser. Je t’aime trop et je ne sais pas ce qui m’a pris de coucher avec lui. C’est de toi que je suis amoureuse. Quoi que tu choisisses de me faire, je l’ai méritée. J’ai vraiment merdé…

     Il prit mes deux mains entre les siennes.

– Je sais tout ça, dit-il tout simplement. Mais ce n’est pas de ta faute tout ça. Et même si c’était le cas je ne pourrais jamais te faire du mal. Pas consciemment en tout cas. J’ai passé la nuit entière à réfléchir, à me demander ce que je perdrai en te quittant et ce que j’aurai en te gardant, à peser le pour et le contre. C’est ce matin en me réveillant que je me suis rendu compte que mon amour pour toi était plus grand que le dégoût que j’ai éprouvé. Je m’y attendais sans savoir pourquoi. C’est juste que c’est arrivé beaucoup plus tôt que je ne m’y attendais. Maintenant quand je te dis que je t’aime, tu te rends compte à quel point n’est-ce pas ?

    Je hochai la tête, ne sachant plus trop quoi lui répondre. Il m’aida à me relever et me serra très fort contre lui.

– Maintenant allons faire payer à ce connard ce qu’il t’a fait !

33 commentaires sur “Douce puterie (Part XVIII)

  1. Sa c’est vraiment dans les chroniques qu’ont peux lire ce genre de chose en temps normal un homme n’aurait pas réagi aussi calmement que sa, et puis comment il s’en ait rendu compte ?

    1. Non. Il y a vraiment des hommes comme ça. De surcroît il sait qu’elle est un peu naïve parce qu’elle vient de découvrir le sexe. Il fallait juste être un peu observateur et une petite intuition à l’appui pour découvrir qu’ils avaient couché ensemble sans même qu’on le lui dise.

  2. Paul, nous le comité des lecteurs, on va définir le nombre de paragraphes minimum que doit faire chaque chapitre (part). Tu arrête le truc quand tu veux comme du n’importe quoi, nous laissant avec le suspens. égô médé ?

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