Douce puterie (Part XVI)

    Il se figea, choqué.

– Sors je t’ai dit, répétai-je.

    Voyant qu’il ne réagissait pas, je saisis mon téléphone et le lançai dans sa direction mais il esquiva, et mon téléphone s’écrasa contre le mur.

– Écoute, je suis là pour te parler, rien de plus. Calme-toi et écoute-moi s’il te plaît.

– Je n’ai ni envie de te voir, ni envie de t’écouter alors sors de ma chambre ou j’appelle l’agent de sécurité pour te foutre dehors.

– Au moins le temps qu’il vienne j’aurai fini ce que j’ai à dire ! répondit-il. Je tenais juste à te dire que je suis vraiment désolé. Désolé de m’être incrusté hier au dîner et aussi désolé pour tout ce qui a suivi.

– Désolé ? C’est tout ce que tu trouves à me dire après ce que tu m’as fait ? Tu savais très bien que j’étais avec Youss et que je l’aimais, pourtant tu n’as pas respecté ça et tu as quand même couché avec moi. Qu’est-ce qui t’a pris de venir au dîner que je ne t’y ai invité ? Pourquoi tu m’as fait ça Martial ?

    Je sanglotais tout en parlant.

– Qu’est-ce que je t’ai fait Tati ? C’est pas comme si je t’ai violée, tu étais consentante et tu y as pris plaisir. Ça soulage de rejeter la faute mais pour combien de temps ? A aucun moment tu ne m’as résisté, tu t’es laissée faire docilement et maintenant c’est moi le fautif ? Je reconnais avoir commencé mais tu as très rapidement pris les choses en charge. Bref, si ça peut t’aider à aller mieux, continue à te dire que tout est de ma faute.

    Il ressortit sans un mot de plus, me laissant seule à nouveau avec mes larmes. Deux heures plus tard, je sortis de ma chambre pour aller chercher le pot de glace que je réservais pour la toute première partie de Secret Story. Je me posai sur le divan devant la télé et entamai ma glace, défilant les chaînes à la recherche d’un truc intéressant. J’entendis soudain des éclats de voix sur la terrasse et je me levai pour aller voir de quoi il s’agissait. Mais que je ne puisse poser mon pot et me lever, Youss arriva par derrière et m’embrassa dans le cou. Je lui fis un sourire forcé.

– Ça va chérie ? me demanda-t-il.

    Je fis oui de la tête en espérant qu’il ne remarque pas les gros cernes que j’avais sous les yeux.

– Je n’ai eu aucune nouvelle depuis hier et ce matin je t’ai appelée mais tu n’as pas décroché. Je me suis dit que tu devais dormir mais tout à l’heure j’ai ressayé ton téléphone était éteint carrément.

– Désolé il me saoulait tout à l’heure donc je l’ai jeté contre le mur de ma chambre.

– Rappelle-moi de ne pas te saouler, fit-il sur un ton de plaisanterie.

    Je hochai vaguement la tête.

– Maintenant dis-moi c’est quoi le problème.

– Assieds-toi !

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