Douce puterie  (Part XV)

– J’étais dans la chambre de Heaven, répondis-je, le plus naturellement possible. Elle est réveillée depuis un moment et on jouait.

    La petite se frotta frénétiquement les yeux.

– Et moi je réglais une envie pressante, répondit Martial en allant s’asseoir près de Youss.

    Marielle me regardait toujours d’un air suspicieux donc pour me laver de tout soupçon, je décidai de présenter Youss. Je m’éclaircis la gorge avant de reprendre la parole.

– Papa, Marielle, j’aimerais vous présenter quelqu’un ce soir.

    Je me tournai vers Youss et lui fit signe de se lever.

– Voici Youssouf, mon petit ami.

    Mon père lui serra chaleureusement la main et Marielle lui donna une accolade. Heaven se mit à gigoter, les bras tendus vers Youss comme si elle avait compris ce qu’on avait dit et voulait le féliciter aussi. Marielle regarda tour à tour Heaven et Youss puis éclata de rire. Tout le monde la pièce suivit. Tout le monde sauf moi. Je tendis Heaven à Youss puis allai m’asseoir dans un coin, à l’écart de tout le monde. Je restai là tout le reste de la soirée à échanger de fréquents coups d’œil avec Martial.

    Quand arriva le moment de rentrer, Youss proposa à Martial de le déposer à la maison. Ce dernier accepta sans hésiter. Une fois Martial chez lui, il se tourna vers moi.

– Ça te dirait de passer la nuit chez moi ? dit-il en s’approchant pour m’embrasser.

    Je le laissai faire mais sans lui rendre ses baisers

– Je suis vraiment fatiguée, murmurai-je. Je préfère rentrer dormir chéri.

    Mais la vérité était que je me sentais sale et j’avais honte, je voulais rentrer à la maison, prendre une bonne douche et me coucher.

– D’accord je comprends, répondit-il avec sourire.

    Il me déposa chez moi et je descendis directement pour qu’il ne me touche plus. Je lui fis au revoir de la main et courut pour rentrer à la maison. Je retirai tous mes vêtements et les emballai dans un sac, me promettant de les brûler le lendemain. J’entrai dans la douche et ouvrit le robinet, laissant l’eau chaude me brûler la peau. Je me frottais frénétiquement le corps comme si je voulais retirer chaque centimètre carré de peau que Martial a pu toucher. Je me répugnais. Je sortis de la douche quelques minutes en évitant le miroir du lavabo. Je ne voulais pas voir la femme que j’étais devenue. Je me séchai, et portai un de mes vieux pyjamas pour me rappeler la jeune fille innocente que j’étais il y a quelques jours. Je me mis au lit. Je repensai à cette soirée, à ce qu’elle aurait pu être si Martial n’avait pas débarqué, ou si je n’avais pas été aussi conne pour coucher  avec lui. Je me rappelai aussi les paroles de Youss avant de prendre ma virginité « Je t’aime Tatiana. Je ne te ferai pas de mal, pas à toi ». Je fondis alors en larmes. Je pleurai toutes les larmes de mon corps puis, trop fatiguée pour continuer, je m’endormis.

     Le lendemain je me réveillai avec des yeux bouffis. N’ayant envie de rien, je restai au lit. Je regardai mon téléphone : 11 appels manqués dont 10 de Martial et un de Youss, mon Youss. Je redéposai mon téléphone et me recouchai. Quelques minutes après, Martial toqua à ma porte et entra sans attendre mon invitation. Je me redressai vivement.

– Sors d’ici ! hurlai-je de toutes mes forces.

12 commentaires sur “Douce puterie  (Part XV)

  1. Mdrrr mais pourquoi elle lui crie dessus??😂😂😂😂😂 non sérieux faut comprendre martial aussi hein…en plus le mal est déjà fais faut juste passer à autre chose

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