Douce puterie  (Part XIII)

    Le lendemain, je fus réveillée par une pressante envie de pisser, mais la chaleur de l’urine et la petite douleur qu’elle laissait me rappela les événements de la veille. Je pris ensuite une douche avant d’aller à la cuisine. À ma grande surprise, qui n’en était pas vraiment une, Coralie et Tavio y étaient tous nus. Elle était assise sur le plan de travail, du Nutella sur les seins, Nutella que Tavio léchait avec grand soin. Je saisis une spatule accrochée au mur sur ma droite et donnai une fessée à Coralie qui sursauta.

– Sortez de ma cuisine ! Bande de porcs !

    Ils éclatèrent tous les deux de rire. Elle sauta sur son dos et ils sortirent de la cuisine en riant. Je m’assis sur un tabouret, le plus loin possible de là où ils étaient, en espérant qu’ils n’aient rien fait là où j’étais. N’ayant envie de rien, je sortis mon téléphone et en voyant la date, je me rappelai le dîner avec mon père et Marielle.

    Tous les derniers vendredis du mois, Tavio et moi allons dîner avec mon père et sa femme. J’avais l’habitude d’y aller avec Martial, mais vu la situation, je décidai de ne pas lui faire signe. J’appelai plutôt Youssouf mais il ne décrocha pas. J’en conclus donc qu’il dormait toujours et qu’il me rappellera après. Ce qu’il fit. Je l’invitai donc au dîner en m’excusant de ne pas l’avoir fait plus tôt. Il accepta de venir.

– Surtout soit élégant, lui dis-je avant de raccrocher. Je serai en robe blanche.

    Vers midi, Tavio ramena Coralie chez elle, me prévenant qu’il viendrait au dîner avec elle le soir. J’avais prévu présenter Youss en tant que mon petit ami, comme ça je me sentirai plus impliquer dans notre relation et donc je ne ferai pas n’importe quoi.

    Je pris tout mon temps pour me préparer, eye-liner, maquillage et rouge à lèvres on fleek. Robe moulante blanche, sans bretelles ; chaussures compensées bleue de nuit, serties de petites pierres de la même couleur ; collier ras-de-cou, plaqué or assorti à une montre-bracelet, plus un petit sac à main couleur or, j’étais sur mon 31 pour ce que je considérais comme une présentation officielle de Youss à tout le monde.

    Vers 18h, ce dernier passa me chercher avec la voiture de son frère.

– Waouh ! s’exclama-t-il en me voyant dans ma robe. Tu es vraiment magnifique.

– Merci toi aussi tu es très élégant chéri, lui dis-je en lui faisant un bisou sur la joue.

    Il portait un jean slim blanc qui soulignait sa grande taille, une chemise blanche décorée sur la partie supérieure de motifs aztèques, des mocassins Aleson noir et une copie de rolex en or pour agrementer le tout.

    Il m’ouvrit la portière et je m’installai sur le siège passager. Une fois chez mon père, je laissai Youss avec Tavio et papa et allai aider Marielle à mettre la table. Je faisais des aller-retours entre la cuisine et le salon. Coralie, quant à elle, surveillait le rizotto sur le feu pendant que Marielle s’habillait.

– Quelqu’un a sonné, Tavio va lui ouvrir s’il te plait.

    Une minute après alors que j’apportais les assiettes à la table, je me retrouvai nez à nez avec Martial. Surprise, je faillis perdre l’équilibre mais il me rattrapa, moi et les assiettes de justesse. Heureusement pour moi, les autres étaient à fond dans un débat sur le dernier du Real de Madrid et Coralie était trop concentrée sur son risotto pour remarquer quoi que ce soit.

– Qu’est-ce que tu fais ici Martial ? lui demandai-je sans préambule.

26 commentaires sur “Douce puterie  (Part XIII)

  1. Awo et puis t’as précisé que c’est  »copie » de rolex que Youss a porté…
    Mdr j’ai eu pitié pour lui en meme temps..😁
    En tout cas ce beau monde est bien chic..
    Jne sais pas trop si je dois prendre le parti de Martial ou pas 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *