Douce puterie (Part VIII)

– Ça fait deux ans que vous vous tourner autour, vous croyez que personne n’a remarqué ?

    Youss et moi on s’est jeté des regards inquiets.

– Euh…, ai-je commencé. 

– Moi je n’ai qu’un seul truc à dire et c’est pour toi Youss. Si tu lui fais du mal d’une quelconque manière que ce soit, je vais te frapper de manière tellement violente que tu auras du mal à prononcer ton nom.

    Il était très sérieux et Youss le savait. Il l’avait déjà fait, il avait envoyé mon ex à l’hôpital parce qu’il a fait l’erreur de me gifler. Je ne lui avais rien dit à l’époque mais vu que j’étais de teint clair, sa main avait laissé une tache violette sur ma peau et il m’a demandée d’où ça provenait. Quand quelqu’un osait me toucher d’une manière ou d’une autre, il se transformait en bête féroce. Depuis cet incident, je n’ai plus osé sortir avec qui que ce soit.

– Tu n’es pas obligé de frapper toutes les personnes qui me font du mal tu sais. A cette allure je vais finir vieille fille et toi tu seras marié et aura des enfants. On a plus 15 ans. On en a 19 maintenant. Je suis une femme maintenant. 

    Il m’a foudroyée du regard et a sorti le Nutella du frigo.

– Je te promets de ne pas lui faire de mal, a commencé Youss.

– Ne le promets pas. Contente toi de ne pas le faire pour ton propre bien. À présent je vous déclare Petit et Petite amie.

    J’ai éclaté de rire, j’étais tellement contente qu’il le prenne aussi bien. J’avais confiance en Youss, il était un garçon doux et posé qui ne ferait pas de mal à une mouche.

    Après le petit déjeuner, Youssouf a décidé de rentrer à la maison se changer et repasser me prendre plus tard. Je trépignais d’impatience mais j’avais toujours une once d’inquiétude en moi. J’ai alors rangé la cuisine et je suis allé m’asseoir près de Tavio qui s’était vautré devant la télé. Je me suis mise à le fixer jusqu’à ce qu’il se tourne vers moi.

– C’est quoi encore le problème ?

– Tu es sûr que ça ne te fait rien que je sorte avec Youss ? 

– Non. Lui je lui fais confiance parce que je le connais bien et il me connait aussi. Je sais qu’il n’osera jamais te faire du mal. Et puis quand je vois comment vous vous regardez je ne peux pas me permettre d’intervenir. 

– Tu me rassures. Mais une dernière question, tu comptes taper systématiquement sur tous ceux qui me feront mal ? 

– Même quand tu seras mariée, a-t-il répondu sans hésiter. 

– Tu ne veux pas m’épouser pendant que tu y es ? En tout cas merci de veiller sur moi comme tu le fais.

    Je l’ai serré dans mes bras mais il ne me rendit pas mon étreinte. Je lui ai asséné une claque sec sur la nuque.

– Il n’y a personne ici alors arrête de jouer le dur et prend moi dans tes bras.

    Il éclata de rire et me serra contre lui.
    Plus tard dans l’après-midi, Youss passa me chercher avec la moto de son frère. Ce dernier avait organisé un barbecue à la plage avec ses potes donc Youss m’a invité. Je portais un bikini une pièce et un short. Puis un poncho pour couvrir le tout. A la plage, j’étais entouré d’un groupe d’inconnus donc je n’étais pas très à l’aise. En plus j’avais hâte d’être seule avec Youss. 

– Je veux rentrer, lui ai-je murmuré à l’oreille.

    Il s’ennuyait autant que moi donc il s’est levé direct et a demandé à un pote de son frère de nous déposer à la maison. Une fois chez lui, je me suis assise sur le canapé et j’ai retiré mon poncho. Il est parti se doucher et à son retour, il portait un short et un débardeur. Il m’a ramené dans sa chambre. J’ai mis du Booba  et je me suis allongée sur le lit. Il me regardait d’un air étonné. 

– Je te mets au défi de chanter toute la chanson et si tu mens je te punis, m’a-t-il dit.

– Oh comme ça on me lance un défi ? 

– Tu as bien compris ! 

– Et si je refuse ? 

– Alors je serai obligé de te faire ceci, dit-il en se mettant à califourchon sur moi.

     Il plaqua mes deux mains sur le lit et approcha ses lèvres comme pour m’embrasser mais les laissa suspendu au-dessus des miennes. Et à chaque fois que j’essayais de l’embrasser, il éloignait la tête. Ce petit jeu commençait à m’exciter. Il fourra son visage entre mes seins pour respirer leur odeur. Rien que le contact de sa peau contre la mienne éveillait un désir ardent en moi et je le sentais au creux de mes reins et je sentais aussi le tien à travers sa verge qui me touchait le ventre. Il me libéra enfin les mains et se mit à m’embrasser passionnément. Je poussai un petit gémissement qui lui fit comprendre qu’il ne devrait en aucun cas s’arrêter. Il me parsema tout le visage de baisers aussi brûlants les uns que les autres. Il s’arrêta un moment pour me murmurer des mots doux à l’oreille. 

– Tu es vraiment magnifique et tout ceci  valait les deux ans d’attente…

    Il me mordillait le lobe en prononçant ces mots, ce qui me donnait la chair de poule. 

– Continue ! murmurai-je, en proie à un désir de plus en plus ardant. 

     Il m’embrassa dans le cou, traçant de petits cercles du bout de sa langue. Ce n’était que les préliminaires mais j’étais excitée au plus haut point. Il se coucha sur le dos et me fit m’asseoir sur lui à mon tour. Il glissa les bretelles de mon bikini et découvrit ainsi mes seins. Je me penchai sur lui pour lui offrir mes tétons que le désir avait rendus très durs. Il souffla dessus comme pour les réchauffer puis couvrit celui de gauche de ses lèvres. Le contact tiède de ses lèvres contre mon téton m’arracha un petit soupir de plaisir. Il me léchait simultanément les deux seins comme s’il avait deux têtes. Avec sa langue, il décrivait de petits cercles autour de mes tétons, ce qui me dressait les poils sur le corps. Il les malaxait un moment, les caressait du bout des doigts puis recommençait avec sa langue en les léchant de toutes les manières possible pendant que je lui faisais des bisous dans le cou. Je soupirais de plaisir en me demandant comment j’ai pu l’ignorer pendant tout ce temps.

     Il me recoucha sur le dos et me retira mon short qu’il jeta sur le sol. Il retira son débardeur. Ensuite ce fut le tour de mon bikini mais contre toute attente il trouva un string sous mon bikini. Ce petit triangle de dentelle que j’avais mis pour me sentir, un tant soit peu, habillée et que l’excitation avait rendu complètement humide. D’un geste sensuel, il fit tomber cette dernière barrière qui le séparait de sa terre promise. Il se leva et retira son short. Il se recoucha entre mes cuisses et se remit à m’embrasser tendrement tout en me caressant. Ma peau brûlait sous ses douces caresses amplifiant mon plaisir. J’agrippais les draps comme si ma vie en dépendait. Quand sa main se posa enfin sur ma féminité, je me cambrai légèrement. J’étais déjà au bord de l’extase alors qu’il ne m’avait même pas encore pénétrée. Il passa un doigt entre les lèvres et sourit de satisfaction. Mon cœur se mit à battre à tout rompre quand il me saisit par les cuisses et me ramena vers lui. Il souleva mon bassin et plaça un coussin en dessous. Il m’embrassa de nouveau et s’est arrêté pour me regarder dans les yeux. 

– Je t’aime Tatiana, me murmura-t-il à l’oreille. Je ne te ferai pas du mal, pas à toi.

    Sur ces mots, mes dernières barrières s’effondrèrent et la peur, que j’avais dans le ventre, disparut. J’écartai les jambes et il se mit à genou devant moi. Il retira enfin son boxer et sa verge se dressa alors dans toute sa splendeur. Il m’encouragea à la toucher et je sentis sa fermeté et sa chaleur. Il me caressa une dernière fois l’entrejambe, puis tout doucement mais de manière soutenue, il s’est introduit en moi, m’arrachant un cri de douleur. Ça y est, je l’ai perdu, me dis-je. Je venais de perdre ce petit truc qui me différenciait de la plupart de mes amies. Je me couvris le visage des deux mains.

– Ça va ? me demanda-t-il, un peu inquiet.

    Je fis oui de la tête et respirai un grand coup. Il cala d’abord son bras gauche sous tête, enfouit son visage au creux de mon cou et commença ensuite à aller et en venir en moi. La douleur se dissipa peu à peu laissant place au plaisir. Plaisir accru par son souffle chaud dans mon cou et les petits gémissements qu’il émettait sous mes caresses. Il ondulait des hanches pendant que de ses mains habiles, il me caressait les seins. Arrivés au summum du plaisir, la boule de feu qui s’était formée petit à petit au creux de mes reins explosa, mon bassin se convulsait de manière incontrôlable en proie à un puissant orgasme. Je poussais de longs gémissements sous son regard hilare. C’est quand les convulsions se calmèrent que je me rendis compte qu’il avait joui lui aussi. Il m’embrassa de nouveau et s’allongea à côté de moi. Haletante, le sourire aux lèvres, je me suis retournée vers lui pour le regarder dans les yeux.

– Je t’aime aussi, lui murmurai-je en l’embrassant de nouveau.

    Épuisée, je commençais à m’endormir quand la sonnerie stridente de mon téléphone retentit. Je sursautai et le cherchai du regard. Il était posé sur la table de chevet de Youss. Je regardai sur l’écran. C’était Martial.

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