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– Chut ! lui ai-je chuchoté en mettant un doigt sur sa bouche. Mon père vient de rentrer. Remonte ton pantalon et va m’attendre dans le salon.

    Pris de peur, il a remis rapidement son pantalon et est retourné s’asseoir au salon l’air de rien. Je me suis rapidement changée et je suis sortie rejoindre Martial sur le divan de cuir marron qui ornait le salon. Quelques secondes après, mon père est entré dans la pièce alors je me suis levée pour l’accueillir. Il nous a salué vite fait, s’est changé puis est ressorti quelques minutes après. Je faisais semblant de regarder la télé mais mon esprit était complètement ailleurs. 

Dès que j’ai entendu l’agent de sécurité refermer le portail, je me suis assise à califourchon sur Martial et j’ai commencé à l’embrasser. Mais il n’a pas répondu pas à mes baisers. Je me suis arrêté pour l’interroger du regard. Il a haussé les épaules, l’air de rien. J’ai ressayé mais il a encore gardé les lèvres closes. J’ai alors essayé de me lever mais il m’a empêchée de me lever. Je sentais son érection contre mes fesses.

– Tu veux le faire sans qu’on s’embrasse ? lui ai-je demandé. 

– Je préfère qu’on ne le fasse pas tout simplement.

– Mais il y a quelques minutes tu étais plus que partant pour le faire. Si mon père n’était pas passé on l’aurait déjà fait ou on serait en train. Pourquoi ce revirement soudain ? 

–  Déjà pourquoi tu veux faire ça ? 

–  Pourquoi toi tu le fais ? 

–  Pour le plaisir mais moi je suis un mec. Et toi tu es une fille et c’est ta première fois. Et la première fois c’est pas rien.

–  Je sais que c’est pas rien. C’est pour ça que je veux que ce soit avec toi parce que tu es spécial pour moi.

–  Je sens que tu vas regretter après c’est pour ça que je veux être sûr que c’est vraiment ce que tu veux. Mais je trouve que c’est mal parce que tu es comme une soeur pour moi…

    Cette dernière phrase me fit à la fois l’effet d’une douche froide et d’une allumette dans de l’essence. 

–  Really nigga ? ! Une soeur ? C’est la chose la plus hypocrite que tu m’aies  jamais sortie. Tes deux soeurs à la maison te font des pipes elles aussi ? Tu essaies de les peloter à la moindre occasion elles aussi ? Parce que c’est ce que tu fais avec moi.

– Des quoi ? 

   Nous avons sursauté tous les deux. Mon frère était entré dans le salon sans qu’on ne s’en rende compte. Je l’ai regardé d’un air innocent en attendant de découvrir ce qu’il a entendu et comment le déformer pour que ça ne me cause pas de problèmes.

– Quoi ? ai-je répété.