Plan X 2.0 (Part XII)

    Elle s’assit près de sa jumelle.
– Je t’écoute maintenant.
– Bon voilà Joël ne se doute pas que Francine était enceinte de lui et qu’elle s’est fait avorter. Donc si Francine l’appelle et lui demande de venir passer le week-end avec elle ici à l’hôtel, il acceptera et le connaissant il se dépêchera de venir. Et quand il sera là Francine lui proposera des jeux érotiques et pour ne pas éveiller son attention. Après quelques minutes nous allons débouler dans la chambre avec Rémi et ses gars louches et puis il aura son compte. Voilà ça c’est simple.
– Et pourquoi l’une de nous deux ne peut pas l’attirer ici plutôt ?
– Parce que d’un je n’ai plus envie que ce porc touche l’une de nous deux. Et de deux il doit se douter de quelque chose vu qu’aucune de nous deux ne lui a donnée signe de vie ces deux derniers jours.
– Je vois que tu as tout prévu dans les moindres détails, remarqua Alexine.
– On dit souvent que la vengeance est un plat qui se mange froid, moi je la préfère bien chaud et pimenté, répondit-elle avec un sourire malicieux.
– Je trouve que c’est un bon plan mais…
– Mais quoi ?
– Tu as pensé à ce que tu veux lui infliger ? Et aussi es-tu sûre que Francine acceptera de faire ces choses ?
– Pour ce qui de ma vengeance tu la connais déjà. Et pour Francine je saurai la convaincre.
– Tu n’es pas sérieuse pour cette histoire de sodomie j’espère, demanda Alexine.
– Oh que si ! répondit Alexia d’un air déterminé. Viens on va se promener un peu. Je suis pas venue ici pour rester cloîtrée entre ces quatre murs.
– D’accooord, râla Alexine. Allons-y.
                               ★ ★ ★
    Blottie dans les bras de son nouveau mec, Jenna avait mis un film pour passer la soirée. Le film commençait avec une séparation de deux jeunes amoureux dont la fille partait pour faire de l’aide humanitaire en Afrique Orientale. Ce qui lui fit penser à sa propre séparation d’avec Albert. Elle se redressa et lui fit face.
– Je n’ai pas envie de partir, annonça-t-elle sans préambule. Je veux rester ici avec toi.
– Moi non plus je n’ai pas envie que tu partes mais pourtant il le faut bébé, répondit Albert.
   Elle s’assit à califourchon sur lui et commença à l’embrasser.
– J’ai une idée, fit-elle entre deux baisers.
– Je t’écoute.
– C’est sûr que mon père ne voudra pas me laisser revenir ici avant d’avoir fini mes études. Et si toi tu venais plutôt ?
– Arrête de rêver s’il te plait, répondit Albert. Tu sais bien que je n’en ai pas les moyens.
– L’argent ce n’est pas un problème. Dis juste oui !
– Mais et mes études ?
– On est juste en décembre tu peux continuer là-bas. Je m’occuperai de tout.
– Très mais il reste un obstacle majeur.
– Lequel ?
– Mon père, répondit Albert. Il n’est pas très compréhensif tu sais.
– Qui ne tente rien n’a rien. On ira lui parler.
– Alors si mon père accepte je viendrai avec toi, conclut-il.
– Je n’arrive toujours pas à croire que tu sois tout à moi maintenant, murmura-t-elle d’une voix suave en collant son front au sien.
    Albert glissa sa main sous son tanga et caressa sa féminité.
– Et là tu y crois ? lui demanda-t-il sur le même ton.
– Toujours pas ! répondit-elle, décidée à jouer le jeu.
   Il la coucha sur le dos et recommença à l’embrasser en glissant sa main dans son tanga cette fois. Elle entrouvrit la bouche pendant qu’il lui caressait le clito. Quand il glissa son doigt en elle, elle ferma les yeux, savourant la douce chaleur qui envahissait son ventre. Il retira son tee-shirt et le jeta par terre. Il lui retira son propre tee-shirt qu’elle a voulu garder en souvenir, laissant découvrir cette belle paire de seins dont il ne se lassait jamais. Il s’attaqua à ses mamelons pendant qu’elle lui caressait la tête. Avec sa langue il joua avec pendant un moment et continua son exploration vers le bas. Il lui posa des bisous sur tout le corps en descendant vers son tanga déjà humide. Il le lui retira et passa sa langue sur ce beau bijou caché entre ses cuisses. Elle se mit à caresser son dos musclé. Il passa sa langue entre ses lèvres et revint l’embrasser pour qu’elle sente le goût de son abricot. Il caressa sa fente humide et s’y introduisit en la fixant dans les yeux. Elle rapprocha sa tête et l’embrassa. Elle se laissa emporter par le cocktail d’émotion qui la subjuguait. Elle clôt ses paupières, sentant la verge chaude et bien tendue de son partenaire aller et venir en elle.
    Elle repensa à son prochain départ et même si elle avait trouvé une solution pour que son homme la rejoigne, elle ne pût empêcher ses larmes. Albert le remarqua tout de suite et s’arrêta.
– Je te fais mal ? demanda-t-il, inquiet en essayant de se retirer.
    Jenna s’agrippa à lui pour qu’il ne se retire pas.
– Non au contraire, répondit-elle. J’ai juste la nostalgie de ces moments de pure plaisir.
– Il faut vivre l’instant présent et en profiter bébé, susurra Albert en recommençant tout doucement à s’activer en elle.
                               ★ ★ ★
    Le lendemain vers midi, Rémi arriva à l’hôtel avec sa sœur comme prévu. Ils se dirigèrent vers le restaurant où les attendaient les jumelles. Tous les quatre se saluèrent chaleureusement et les nouveaux prirent place.
– Vous voulez manger quoi ?
– Rien pour le moment, peut-être après, répondit Francine.
– Commencez déjà par nous expliquer ce en quoi consiste votre plan, dit Rémi.
    Alexia expliqua au détails près son plan à Rémi et Francine. À la fin de son exposé, ils se tournèrent tous les trois vers Francine.
– Quoi ? ! s’exclama-t-elle, en remarquant enfin que tout le monde la regardait.
– Est-ce que tu as écouté au moins la moitié de ce que vient de dire Alexia ?
– Oui, répondit-elle d’une petite voix.
– Et tu en penses quoi ?
– Je ne sais pas…, répondit-elle de la même voix. Je crois que je… que je suis toujours amoureuse de lui, murmura-telle en baissant la tête. Quand je lui ai annoncé que j’étais peut-être enceinte je m’étais déjà fait avortée. Je voulais voir comment il réagirait et quand je le lui ai annoncé il m’a dit que je n’étais pas seule et qu’il ferait ce qu’il faut. Ça m’a marqué et m’a rendu encore plus amoureuse de lui.
– C’est pour ça que tu ne voulais pas nous dire que c’était lui l’auteur de ta grossesse ?
– Oui… Je l’aime mais…
   Elle baissa la tête et essuya ses larmes. Rémi prit sa sœur dans ses bras.
– Mais… ? demanda Alexia, impatiente.
    Elle repoussa doucement son frère.
– Mais ce qu’il vous a fait est vraiment horrible et je suis prête à vous aider pour lui faire payer.
    Rémi se tourna vers sa sœur.
– Tu es sûre de vouloir faire ça ?
– Oui ne t’inquiète pas !
    Elle sortit son téléphone, s’éloigna du petit groupe et appela Joël. Celui-ci décrocha après la deuxième sonnerie.
– Allô ?
– Allô chéri c’est Francine.
– Je sais. J’ai toujours ton numéro, fit-il d’une voix épuisée.
– Ça va bébé ? Tu m’as l’air épuisé.
– Ça va je suis juste un peu stressé, répondit-il.
– C’est pas qu’un peu ça. Bon il se trouve que j’ai la solution à ton problème.
– Ah oui ?
– Oui, je suis à Hôtel le Lac pour me détendre un peu mais je m’ennuie un peu et tu me manques. Ça te dirait de me rejoindre ?
– Euh…
– Tu veux un aperçu de ce qui t’attend ?
– Pourquoi pas !
– D’accord attends je t’envoie une photo sur WhatsApp.
    Elle raccrocha et prit un selfie de son décolleté plongeant qu’elle lui envoya. Elle le rappela ensuite.
– Alors ? demanda-t-elle d’une voix aguicheuse.
– Je serai là d’ici une heure, céda Joël.
– Je t’attends avec impatience, jubila-t-elle.
    Elle raccrocha et se retourna vers son frère et les jumelles.
– Alors ? s’enquit Alexia, impatiente.
– C’est dans la poche ! Il arrive d’ici une heure, répondit-elle. Vous pouvez m’expliquer de nouveau votre plan ?
– En résumé tu l’allumes et on débarque avec la cavalerie, répondit Alexia. C’est assez simple.
– Je vois. Est-ce que vous pouvez me laisser avec lui au moins une heure avant de débarquer ?
    Rémi foudroya sa sœur du regard et les jumelles écarquillèrent les yeux.
– Calmez-vous je veux juste lui parler, les rassura-t-elle. On a des choses à se dire et je ne crois pas que ce sera possible après ce que vous avez prévu. Donc je voudrais lui parler avant.
    Rémi et Alexia se consultèrent du regard. Alexia se tourna ensuite vers Francine.
– Tu es sûre de toi ?
– Absolument ! Je veux qu’il paie.
– D’accord alors on te laissera le temps, lui dit Alexia. Rémi je crois que tu ferais mieux d’appeler tes potes dès maintenant. D’ici deux heures ils doivent passer à l’action. Il faut que je te parle en privé.
    Elle se leva et s’éloigna, Rémi sur les talons.
– Tu as pensé à ce que tu veux comme vengeance ? lui demanda-t-il.
– Oui c’est justement pour ça que je veux te parler en privé. Tu crois que tes gars accepteraient de le…
    Elle hésita un moment.
– Tuer ? compléta Rémi.
– Non non ! Le sodomiser…
– Waoh ! C’est pas rien ça ! Tu es sûre de toi ?
– Absolument ! Je veux l’atteindre physiquement et psychologiquement.
– D’accord je vais en parler aux gars.
    Alexia retourna rejoindre les filles. Rémi vint les rejoindre quelques minutes après.
– Ils sont d’accord mais ça va te coûter cher !
– L’argent n’est pas un problème tant qu’ils font ce que je veux, répondit Alexia. Bon on occupe la chambre 38 alors on va voir si la 39 est libre pour que vous l’occupiez, dit-elle à Francine. Venez !
    Ils se levèrent tous les quatre ensemble et se dirigèrent vers la réception.
– Bonjour messieurs dames ! salua la réceptionniste. Que puis-je pour vous ?
– Ma sœur et moi occupions la chambre 38 et nous voulons savoir si la 39 est disponible pour la prendre aussi.
– Une minute s’il vous plaît !
   Elle vérifia sur son ordinateur et se tourna vers eux.
– Elle n’est pas disponible mais la 44 est disponible ! Celle en face !
    Ils montèrent dans la chambre.
– Bon je ferai mieux d’attendre à côté, dit Francine. Je vous dirai quand il sera là.
  Elle prit la clé que lui tendait Alexia et ouvrit.
– Francine ? l’appela cette dernière.
– Oui ?
– Merci !
   Francine sourit et entra dans la chambre. Elle se dirigea directement vers la salle de bain. Elle posa son téléphone sur le lavabo. Elle se rinça la bouche avec de l’eau du robinet et se déshabilla. Elle retourna en sous-vêtements se poser sur le lit, attendant patiemment son amoureux.
   Trente minutes après son téléphone se mit à sonner et elle décrocha tout de suite.
– Allô chéri ? Tu es déjà là ?
– Oui je suis dans le parking. Tu peux venir me chercher ?
– Oh chéri je suis dans la chambre 44 à l’étage, je te réserve une petite surprise.
– D’accord je viens moi-même, répondit-il.
    Dès qu’il raccrocha, Francine appela son frère.
– Il est là ! Dans une heure il sera à vous !
   Joël frappa à la porte et elle raccrocha avec hâte. Elle retourna déposer son téléphone dans la salle de bain près de ses vêtements et vint lui ouvrir. Elle sauta au cou de son amant et l’embrassa langoureusement pour lui souhaiter le bienvenu.
– Avec qui parlais-tu ? demanda-t-il, méfiant.

Paul Bernard AMGL

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