Plan X (Part XXI)

– Euuh… C’est la sonnerie de mon téléphone. Jordin Sparks – One step at a time.
– Quoi ? ! s’exclama Joël. C’est ça qui me faisait flipper depuis ?
– Désolé j’avais oublié que c’était ça ma sonnerie, s’excusa Francine.
– N’importe quoi toi ! soupira Joël, soulagé.
      Francine éclata de rire.
– Tu trouves ça drôle toi ? ! Attends un peu que je t’attrape.
       Francine sauta du lit. Ils se mirent à courir tout nus dans la chambre. Elle se mit à faire des zigzags pour essayer d’échapper à Joël mais ce dernier ne mit pas longtemps à la rattraper. Il l’embrassa. Francine répondit à ses baisers en lui caressant le torse. Elle le poussa brusquement et Joël tomba sur le lit. Elle lui monta dessus et recommença à l’embrasser jusqu’à ce qu’elle sente le sexe de Joël se réveiller de nouveau et la toucher. Elle abandonna alors ses lèvres pour explorer le reste de son corps. Elle arriva au sexe de Joël, la caressa un moment puis la fourra dans sa bouche. Elle commença à faire des mouvements de haut et de bas avec la tête en tenant le sexe et tout en  gardant le gland dans la bouche. Joël ferma les yeux et posa ses deux mains sur sa tête pour accompagner ses mouvements. Francine continua plus rapidement en y mettant la langue. Au bout d’un moment Joël grogna bruyamment puis lâcha, sans prévenir, son jus dans la bouche de sa partenaire. Francine le recracha dans sa main et se dirigea vers la douche avec. Joël le suivit pour s’assurer qu’elle le jette vraiment. Ensuite ils prirent une douche ensemble et revinrent dans la chambre. Ils se rhabillèrent tous les deux et Joël arrangea tout ce à quoi ils ont pu toucher pendant leurs ébats sexuels et parfuma la chambre avec le déodorant de chambre de sa mère pour chasser l’odeur de sexe qui planait dans la chambre. Une fois hors de la chambre, Francine lui demanda de la déposer chez elle.
– Désolé bébé mais je suis trop crevé, je ne peux plus conduire dans mon état.
– J’y suis pour quelque chose ! répondit Francine en affichant un sourire satisfait.
     Joël sourit à son tour. Francine prit son sac qu’elle avait laissé au salon.
– Tu seras à la maison vers 16h ? lui demanda-t-elle.
– À 16h ? Euuh… Oui, répondit Joël.
– D’accord je viendrai t’apporter du yaourt et du dêguê pour que tu puisses vite récupérer.
– D’accord mais surtout soit à l’heure parce que je dois sortir après.
– Tu vas où ? demanda Francine, changeant brusquement d’humeur.
– Je vais voir des amis à ma mère, répondit Joël faisant mine de ne pas remarquer la tête de Francine.
      Elle hésita un moment, confuse, puis reprit.
– Je sais que tu me mens.
– Rien ne t’oblige à me croire Francine, répondit Joël d’un ton calme.
– Je te jure que si j’apprends que tu me trompes ou que je te vois avec une autre fille je te fais une scène.
– La prochaine fois que tu me feras une scène ne reviens plus jamais me voir après, lui dit Joël en la menaçant du doigt. Parce que ce sera fini entre nous.
– Alors ne me trompe pas s’il te plaît, supplia Francine. Joël pourquoi tu iras voir ailleurs si je te donne tout ce que tu veux ? Qu’est-ce que les autres ont et que je n’ai pas ? Qu’est-ce qu’elles te donnent et que je ne peux pas te donner ?
      Le téléphone de Francine recommença à sonner.
– Tu ferais mieux de décrocher, lui dit Joël en indiquant du doigt son sac.
– J’y vais. À tout à l’heure.
    Joël la raccompagna au portail. Quand elle sortit de la maison Joël la rattrapa par le bras et l’embrassa tendrement.
– À tout à l’heure mon bébé.
      Francine sourit tristement puis s’en alla. Joël retourna ensuite dans sa chambre pour trouver de quoi s’habiller pour la soirée.
                        *             *
                                *
      Alexia essaya toutes les robes de sa garde-robe mais ne trouva rien à son goût. Elle alla alors voir sa jumelle.
– Lexie je ne sais pas quoi me mettre pour ce soir, se plaignit-elle.
– Quoi ? ! S’exclama Alexine. Avec toutes les belles robes que tu as dans ton armoire ? !
– Bah je ne sais pas comment m’habiller. Genre décontractée ou formelle ?
– Comme c’est une soirée entre amis tu peux mettre une petite robe et des espadrilles.
     Alexia posa un doigt sur ses lèvres d’un air pensif.
– Et aussi un petit sac à main. Rien de formelle, ajouta Alexine. Tu n’es pas en dîner d’affaires avec ton patron, continua-t-elle d’un air moqueur.
      Alexia sourit légèrement.
– Au fait si je suis aussi minutieuse dans la sélection de ma tenue c’est parce que que je ne veux pas qu’il se fasse des idées, expliqua-t-elle.
– Quel genre d’idées ? s’enquit Alexine.
– Qu’il me plaît et tout…
      Elle repensa au baiser de la veille, aux lèvres de Joël puis secoua la tête comme pour y chasser ces images.
– Viens m’aider à choisir la robe.
– D’accord on y va, répondit Alexine en mettant en pause le film qu’elle regardait.
     Elle suivit sa jumelle dont la chambre était contiguë à la sienne.
– Alors voyons voir ! dit Alexia en sortant des robes correspondantes aux prescriptions de sa jumelle.
– Celle-là ! s’exclama Alexine en pointant du doigt une robe bleue que leur mère lui avait offerte quand elle est rentrée de l’un de ses nombreux voyages en Chine.
– Je ne l’ai jamais portée celle-là, répondit Alexia. Attends je l’essaie.
       Elle retira son T-shirt extra large et son tanga puis enfila la robe.
– Tu ne vas rien mettre en dessous ? s’enquit Alexine.
– Je mettrai un string vue que la robe est moulante. C’est bon non ?
– Non garde plutôt le tanga mais choisis un dont les bords sont plus fins.
       Alexine inspecta un moment sa soeur puis hocha la tête en signe d’approbation.
– Et puis mets un soutif parce que là tes tétons se dessine à travers le tissu, ajoute-t-elle.
– D’accord ! répondit Alexia en retirant la robe.
– Maintenant le sac ! Celui-là fera l’affaire, dit Alexine en choisissant un petit sac à main bleu serti de fausses pierres et muni d’une chaînette.
     Elle retourna dans sa chambre puis revint avec des chaussures à talons assorties à la robe et au sac à main.
– Finalement les talons feront mieux l’affaire, conclut-elle en les tendant à Alexia.
– Merciiiii ! cria cette dernière en sautant de joie. Maintenant je suis fin prête.
– Euuh je ne veux pas être rabat-joie mais ta chevelure tu comptes la garder comme ça? intervint Alexine.
– T’inquiète je vais me faire un petit chignon chez la coiffeuse au bout de la rue. Tu m’y accompagnes s’il te plaît ?
– Attends je ferme ma chambre, je ne veux pas que cette fouineuse d’Adjovi vienne la fouiller.
                          *            *
                                 *
– Au fait j’ai demandé à une amie de se joindre à nous pour le restaurant, annonça Joël à sa soeur dès son retour.
– Quelle amie ? interrogea Jacqueline.
– Tu te souviens de la fille qui était là entre-temps ?
– Celle qui me lorgnait parce qu’elle croyait que j’étais ta copine ? demanda Jacqueline, amusée.
      Joël éclata de rire et sa soeur suivit. Puis quand ils reprirent leurs souffles sa sœur demanda:
– C’est elle qui vient avec nous ?
– Non c’est sa soeur jumelle, répondit Joël. Mais ne t’inquiète pas je lui ai déjà dit que tu es ma soeur donc il n’y a pas de raison pour qu’elle te lorgne elle aussi.
– Et elle sait aussi qu’elle est de trop ? demanda Jacqueline d’un air sérieux.
– Oui c’est moi qui ai insisté pour qu’elle se joigne à nous, répondit Joël. Après la soirée tu me diras ce que tu penses d’elle d’accord ?
– D’accooord ! répondit Jacqueline d’une voix traînante.
– Tu n’auras pas à t’inquiéter elle se fera toute petite.
– Humm ! s’exclama-t-elle.
– S’il te plait ! supplia son frère.
– C’est bon. Elle peut venir !
– D’accord sois prête à 19h. On ira la chercher.
       Elle acquiesça d’un signe de tête puis partit dans sa chambre.
       Une heure après, Jacqueline sortit avec une magnifique robe rouge sans bretelles, des chaussures à talons, noires et un petit sac à main assorti à ses chaussures. Joël, quant à lui, portait une chemise blanche à manches longues rayée de bleu, un jeans blanc et des Air Max rouge.
– Waooh ! s’exclama-t-il en voyant sa soeur sortir de sa chambre. Tu es magnifique petite soeur !
      Jacqueline attrapa le bas de sa petite robe ovale et le remercia en faisant une révérence.
– On y va ? proposa Joël.
– Il est..,répondit Jacqueline en regardant sa montre. Il est 18h47. Oui on peut y aller.
       Joël tendit la main à sa petite soeur. Cette dernière la saisie et ils se dirigèrent ensemble vers le garage. Malgré ses chaussures à talons, Joël dépassait sa soeur d’une bonne tête. Il la taquina sur sa taille tout le long du trajet dans la Toyota V8 de leur mère.
       Quand ils arrivèrent devant chez Alexia,  Joël coupa le moteur et sortit son téléphone.
– Quoi tu vas lui demander de sortir ? s’enquit Jacqueline, étonnée.
– Comme tu peux le voir ! répondit Joël en cherchant le numéro d’Alexia.
– Va la chercher à l’intérieur tu gagneras plus de point, lui dit sa soeur en lui arrachant le téléphone des mains.
– Depuis quand tu t’y connais dans ces affaires toi ? demanda Joël, s’étonnant à son tour.
– Je suis une fille et les filles aiment toujours qu’on fasse attention à elles ! Toujours ! répondit-elle avec un sourire en coin. Maintenant dépêche-toi le temps presse.
      Ils descendirent tous deux de la voiture.
– Tu veux m’y accompagner ? demanda Joël avec un sourire enchanté.
– Non vas-y tout seul moi je passe juste sur le siège arrière.
– Oh ! s’exclama-t-il d’un air déçu.
– Elle ne va pas t’attendre indéfiniment tu sais ? !
      Joël se dirigea vers le portail d’Alexia sans dire un mot de plus. Jacqueline ouvrit la portière arrière et s’installa sur la banquette arrière. Une minute après il entra dans la maison sous l’invitation d’Adjovi.
– Dites à Alexia que je suis là s’il vous plaît, fit Joël à la bonne.
– Elle n’est pas à la maison actuellement, répondit celle-ci.
– Ah bon ? ! s’étonna-t-il. Elle est où ?
      À ce moment précis le portail s’ouvrit derrière eux pour laisser entrer Alexine et Alexia.
– Bonsoir Joël, lancèrent-elles toutes deux ensemble.
– Bonsoir !  répondit-il en se tournant vers Alexine. Tu es prête ?
       Alexine pointa du doigt sa jumelle.
– C’est plutôt à elle que tu dois poser la question ! répondit-elle en étouffant un rire.
– Le temps de m’habiller et je suis toute à toi Joël, intervint Alexia. Enfin je veux dire avec toi… Genre on pourra partir quoi…
– D’accord je vais t’attendre dans la voiture, répondit-il, ignorant complètement Alexine.
– Non viens plutôt l’attendre au salon, lui proposa Alexine.
– Oui tu y seras plus à l’aise, renchérit sa jumelle.
– Il y a ma soeur qui m’attends dans la voiture et je ne veux pas la laisser toute seule, répondit-il en pointant du pouce le portail, auquel il faisait dos.
– Alors elle n’a qu’à venir aussi. Je vais me préparer je reviens.
      Alexia se hâta d’aller dans sa chambre, laissant Alexine et Joël tous seuls. Ce dernier tourna les talons et voulut sortir de la maison.
– Joël ! l’appela Alexine en le retenant par le bras.
– Un problème ? demanda Joël en se retournant vers elle, le visage de marbre.
– Pourquoi ce changement radical de ta part ? Du jour au lendemain tu m’ignores comme si on ne s’était jamais connu.
– Ma soeur m’attends il faut que j’y aille, répondit froidement Joël comme si elle venait de lui demander où il allait.
     Sur ce il sortit de la maison. Alexine resta là à regarder le portail en espérant qu’il reviendrait lui dire que c’était une mauvaise blague mais rien. Elle tourna les talons mais le portail s’ouvrit de nouveau pour laisser entrer Joël et sa soeur.
– Bonsoir Jacqueline ! salua Alexine. Suivez-moi !
– Bonsoir ! répondit gentiment Jacqueline.
      Elle les emmena au salon.
– Amusez-vous bien ! lança-t-elle avant de monter dans sa chambre sans accorder un regard de plus à Joël.
– Merci ! répondit Jacqueline.
     Quelques minutes après Alexia descendit de sa chambre dans sa magnifique robe bleue et ses chaussures assorties à la robe.
– Tu es vraiment superbe ! s’exclama Joël en se levant.
– Merci c’est gentil ! répondit celle-ci en le fixant dans les yeux.
      Ils restèrent debout à se fixer comme s’ils se voyaient pour la première fois. Jacqueline se racla la gorge pour signaler sa présence.
– Très jolie robe, lança-t-elle.
– Oh merci mais la tienne est encore plus jolie, répondit gentiment Alexia.
     Jacqueline se leva gracieusement.
– Moi c’est Jacqueline, dit-elle en tendant la main.
– Alexia ! répondit celle-ci en lui serrant chaleureusement la main.
– Je sais ! Joël m’a beaucoup parlé de toi et c’est un réel plaisir de te rencontrer, dit-elle poliment.
– Il ne t’a pas dit trop de mal sur moi j’espère.
– Non au contraire, répondit Jacqueline avec un sourire poli.
– Maintenant que les présentations sont faites on peut y aller je crois ! dit Joël en présentant ses deux bras aux filles.
– Oui oui ! répondit en choeur Alexia et Jacqueline.
                             *        *
                                  *
– Ce sera tout pour le moment ! dit Joël au garçon qui les servait. Bonne appétit mesdemoiselles !
       Les filles le remercièrent et ils commencèrent à manger tous les trois.
– Joël ! cria, soudain, une voix de fille derrière leur table.

Paul Bernard AMGL ✌

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