Plan X (Part XX)

– Ouais ! Entrez ! répondit-il froidement.
      Albert entra en premier, Alexia, quant à elle, hésita un moment puis entra enfin et Joël ferma le portail derrière elle.
– Écoute je suis désolé pour hier…, commença Alexia.
      Mais Joël l’interrompit d’un geste de la main.
– C’est moi qui suis désolé. J’aurais jamais dû te demander de passer la soirée avec moi.
– Non ne dis pas ça s’il te plait, c’est juste que…
     Elle s’interrompit et se mit à fixer ses pieds d’un air triste.
– Juste que quoi ? demanda Joël en l’attrapant par les épaules.
– Je n’aime pas trop en parler désolé.
     Joël la lâcha.
– De toute façon tu n’aimes parler de rien donc… Bon suis moi.
     Alexia hésita un moment avant de le suivre. Joël la conduisit au salon et l’installa.
– Tu veux boire quelque chose ? demanda Joël.
– Non merci ! répondit Alexia. Au fait j’ai appris par Albert que ton morale ne tenait pas la route donc je suis venue m’assurer que tu vas bien. Mais vu que je suis en tenue scolaire je suis super gênée.
      Joël croisa les bras et s’adossa à la porte juste à côté du siège d’Alexia. Il soupira et répondit.
– Je vois. C’est gentil de t’inquiéter pour moi mais je vais bien.
– C’est pas ce qu’on m’a dit, et ce n’est pas ce que je vois, répondit Alexia en lui jetant un regard en biais.
      Joël vint s’asseoir en face d’elle.
– Hier on s’est quitté en de mauvais termes et ça m’a démoralisé, finit-il par avouer.
– Mais je t’ai dit que j’ai oublié cette histoire, répondit Alexia.
– Bon je me sauve, je vous laisse régler vos problèmes, intervint Albert en se levant de son siège.
– D’accord à plus tard mec et surtout merci, répondit Joël.
      Alexia se leva elle aussi.
– Tu t’en vas aussi ? lui demanda Joël.
– Oui je n’ai pas l’habitude de trainer en tenue scolaire après les cours. Du coup je me sens mal à l’aise. Tu seras libre le soir ?
– Non j’emmène ma soeur au restaurant, répondit Joël.
– Ah dommage ! s’exclama Alexia. Je voulais qu’on passe la soirée ensemble.
– Tu n’auras qu’à te joindre à nous, lui proposa Joël. Ma soeur ne sera pas contre.
        Elle hésita un moment.
– Je n’ai pas envie de m’imposer dans votre sortie familiale.
–  Cette soirée tu veux la passer avec moi ou pas ? lui demanda Joël, exaspéré.
– D’accord tu passes me chercher à quelle heure ?
– 19h.
– À tout à l’heure alors, répondit rapidement Alexia et elle sortit à la suite d’Albert.
      Joël les raccompagna à la porte où le chauffeur d’Alexia les attendait. Alexine, assise à l’arrière de la voiture, avait sa vitre baissée. Joël ignora son signe de la main.
– On te dépose chez toi? proposa Alexia à Albert.
– Avec plaisir ! répondit Albert.
     Alexia s’installa près de sa jumelle à l’arrière du véhicule. Albert lui s’installa à l’avant, côté non chauffeur. La voiture démarra puis tourna au coin de la rue. Joël rentra mais à peine eut-il atteint le salon que la sonnerie du portail retentit de nouveau. Il retourna ouvrir à Francine.
– Pourquoi n’étais-tu pas au cours ce matin? attaqua-t-elle dès que Joël eût ouvert le portail.
– Bonsoir ! répondit froidement Joël.
– Oui bonsoir ! Pourquoi n’étais-tu pas au cours ce matin ? répéta-t-elle.
– À t’entendre on croirait que je viens de rater une journée de l’examen, grommela Joël.
– Bon d’accord moi je passais juste voir si tu allais bien.
– Et pourtant ce n’est pas ce que tu as fait jusque là, répliqua sèchement Joël.
– Désolée… Au fait tu me manquais et j’ai voulu venir te voir.
– Viens, ordonna Joël.
     Il retourna au salon, Francine sur les talons.
– Tu fais quoi ce soir ? demanda Francine une fois au salon.
– Je vais dîner avec ma soeur, répondit Joël. Toi tu fais quoi ?
– Rien je voulais passer la soirée avec toi, dit Francine avec un air désolé.
– Ce ne sera pas possible, tu peux recopier les cours de ce matin pour moi s’il te plait ?
      Francine baissa la tête et ne répondit pas.
– Fais pas cette tête s’il te plait, on peut passer la soirée de demain ensemble si tu veux.
      Et comme Francine ne répondait toujours pas il s’approcha d’elle et l’embrassa. Celle-ci au contact de leurs lèvres, s’accrocha à lui comme si elle avait peur qu’il s’échappe. À peine a-t-elle commencé à l’embrasser qu’elle commença à le déshabiller. Joël l’arrêta dans son élan.
– Tu es en tenue scolaire. Tu es sûre de vouloir faire ça ?
– Je suis prête à enfreindre toutes les règles de la terre pour toi Joël, répondit-elle d’une voix sous l’effet de l’excitation.
– Non je ne peux pas ! Demain si tu veux mais pas aujourd’hui, pas dans cette tenue.
      Elle essaya de l’embrasser mais il l’en empêcha de nouveau.
– Viens je te raccompagne, lui dit gentiment Joël.
       Elle le suivit à contre-cœur. Une fois au portail elle essaya de nouveau d’embrasser Joël mais il l’en empêcha une fois de plus.
– C’est bon je m’en vais, dit-elle d’un air contrarié.
       Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle ne comprenait pas comment elle, la fille du pasteur Adjaho, qui est tant respectée pour sa probité, ait perdu sa virginité à 17 ans et de surcroît soit devenue accro au sexe du jour au lendemain. Elle voulut s’éloigner à grands pas mais Joël la retint par le bras.
– Viens je vais te donner du plaisir, lui murmura-t-il à l’oreille.
     Elle hésita pendant un court moment puis le suivit à l’intérieur de la maison. Joël l’emmena directement dans la chambre de sa mère. Elle se tint au milieu de la pièce, perdue. Joël verrouilla la porte à double tour puis la rejoignit. Il la retourna et riva ses yeux dans les siens jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus résister à ce regard si intense et rempli de désir. Elle attrapa son T-shirt et le tira vers elle et commença à l’embrasser passionnément. Joël répondit avec autant d’ardeur à ses baisers qu’elle en eut le souffle coupé. Il commença à déboutonner sa tenue, il la lui retira et la laissa tomber sur le sol. Ensuite il fit glisser les bretelles de son soutien-gorge et posa des baisers dans son cou. Tout doucement il lui enleva son soutien-gorge laissant découvrir ses tétons couleur ébène qui créait un très beau contraste avec le reste de ses seins. Joël l’inclina doucement vers l’arrière et posa ses lèvres sur ses tétons durs sous l’effet de l’excitation. Elle gémit doucement au contact des lèvres de Joël contre ses tétons et ferma les yeux. Tout en la tétant il ouvrit la fermeture de sa jupe et la fit glisser par terre. Francine, à son tour, réussit à atteindre la braguette de son jean et l’ouvrit. Elle introduisit sa main dans le pantalon et se mit à lui caresser le sexe tout en l’embrassant. Joël promena ses mains sur les fesses de Francine et se mit à caresser son abricot à travers sa culotte. Il partit à la conquête de son corps avec sa bouche. Il commença par des bisous dans le cou, et progressivement, tout tendrement et tout doucement il descendit vers les seins. Il s’y attarda un moment en lui mordillant les tétons et en les pinçant. Francine vacilla enivrée d’émotions fortes mais Joël la retint et la coucha sur le lit. Il fit glisser l’unique rempart qui le séparait de sa féminité et se redressa pour contempler sa nudité. À la simple idée qu’il l’observait, des picotements parcoururent tout son corps. Incapable de rester immobile, elle se tordait sur le lit, elle glissa ses doigts dans ses cheveux. La chaleur envahit son sexe qui se mit à palpiter. Elle voulait qu’il la touche mais il resta debout, là, à la regarder. Comme Joël ne se décidait pas à l’approcher, elle glissa son doigt dans sa fente humide et commença le travail sans lui. Ce dernier, se décidant enfin à répondre à l’invitation de sa partenaire, s’agenouilla près du lit et la tira vers lui en lui gardant les jambes écartées. Il posa son pouce sur son clitoris et le titilla. Francine se cambra, gémissant de plaisir. Joël introduisit son index et son majeur en elle et commença à la doigter très rapidement et très profondément. Francine se mit à crier ne pouvant plus se contrôler. Joël, imperturbable, continua à la doigter. Il s’arrêta brusquement et se redressa.
– Non ne t’arrête pas s’il te plait, supplia Francine qui était au bord de l’orgasme. Joël se dirigea vers la salle de bain de sa mère sans prêter attention aux gémissements de Francine qui continuait de se toucher elle même pour maintenir le plaisir. Joël entra dans la salle de bain et alla fouiller dans les armoires de sa mère à la recherche d’éventuelles capotes. Mais sa recherche fut vaine. Alors il revint dans la chambre où l’attendait Francine. Il monta sur le lit à côté d’elle.
– J’ai pas trouver de capotes bébé, annonça-t-il, déçu.
– C’est pas grave, répondit Francine. Faisons le sans.
– Tu es prête à en assumer les conséquences si elles se présentent?
– Je prendrai la pilule juste après, répondit-elle en commençant à déboutonner le pantalon de Joël.
     Ce dernier hésita quelques secondes puis se laissa convaincre. Francine lui caressa le sexe mais Joël écarta sa main et la retourna. Francine, docile, se mit à quatre pattes attendant que Joël la prenne par derrière. Ce dernier caressa la fente mouillée de sa partenaire et s’y introduisit tout doucement. Francine poussa un long soupir de plaisir en sentant Joël s’introduire en elle. Celui-ci posa ses mains sur ses hanches et commença à la besogner. Joël enchaîna coup de hanche sur coup de hanche. Francine poussa des cris de plus en plus aigus. Mais Joël s’arrêta brusquement.
– T’arrête pas s’il te plait, gémit Francine.
– Shut j’entends des bruits de pas dans le couloir !
                             *            *
                                    *
– Au restaurant tu dis ? demanda Alexine, après que sa jumelle lui eut parlé de sa sortie avec Joël.
– Oui au restaurant ! Au fait j’essaie de me racheter à cause de la façon dont je l’ai traité hier.
– Et comment sais-tu qu’il n’a pas fait ce que tu lui reproches ?
– Je le sens mais j’avais envie de m’éloigner de lui. Genre je ne veux pas le fréquenter.
– Et pourtant c’est avec lui que tu vas au restaurant ce soir ! rétorqua Alexine.
– Oui c’est vrai, reconnut Alexia. Mais je ne savais pas que tout ceci l’affecterait autant.
– Alexia ? Appela sa soeur qui la fixait avec insistance.
– Oui ? répondit Alexia en sortant la tête de l’armoire où elle cherchait une robe pour la soirée.
– Promets moi de rester prudente ! implora Alexine les mains jointes comme dans une prière.
– Ne t’inquiète pas pour moi. J’ai la situation bien en main.
– D’accord mais les gars comme Joël sont capable de tout.
       Alexia se retourna et la serra brusquement contre elle.
– J’avais cru que tu m’en voulais parce qu’il m’invite à des sorties et pas toi, avoua-t-elle.
                             *            *
                                    *
      Joël se leva et se dirigea vers la salle de bain mais avant qu’il n’atteigne la porte il entendit de nouveau les bruits de pas et se retourna vivement.
– Tu entends ça ? demanda-t-il à Francine.

Paul Bernard AMGL ✌

5 commentaires sur “Plan X (Part XX)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *