Chronique d’une Togolaise tombée enceinte à 18 ans (Part XXXII)

Quand elle reçut le texto, elle sourit mais ne répondit pas. Elle aussi se posait des questions. Pourquoi Edmond ne lui avait pas dit qu’il sortait avec ses potes? Ce n’était pas bien grave mais il aurait pu lui dire pour qu’elle ne passe pas son après-midi à se demander où il était. Devrait-elle parler du problème de boulot à son père? Non Edmond n’apprécierait pas se ravisa-t-elle. Mais comment pouvait-elle l’aider? Et surtout qui pouvait-elle contacter pour lui trouver un nouvel emploi? Il y a sa grande tante Povi. Elle devait sûrement avoir un boulot pour Edmond mais ce n’était pas le big love entre son père et elle. Elle finit par s’endormir en caressant sa grossesse  et en se disant qu’elle finira bien par trouver. Pendant ce temps Ed de son côté ne trouvait pas le sommeil. Il fallait absolument qu’il trouve un boulot avant que Gabie ne cherche à demander à son père ou à qui que ce soit. Mais s’il acceptait l’offre de Claude et que Gabie se rend compte qu’il a fait un truc pareil il ne le pardonnera jamais. Mais d’un autre côté Claude lui avait assuré qu’il n’y avait pas de risque et que c’était un truc confidentiel. Il s’endormit aussi en se disant qu’à son réveil il sera fixé. Claude dans sa luxueuse maison dans le centre de Paris  pensait au lendemain. Il avait déjà tout planifié dans les moindres détails. Il n’avait qu’à espérer qu’Edmond accepte et tout sera parfait. Sandra dans son lit se touchait en repensant à sa nuit avec Edmond. Tellement il l’avait mis bien. Elle se dit qu’elle devait à tout prix remettre ça. Ed devait lui appartenir à tout prix se disait-elle.

Le lendemain Edmond se leva vers 6h et envoya un premier texto à Gabie « Bonjour bébé j’espère que tu as bien dormi. Juste pour te dire que je passe quelques entretiens toute la matinée mais je n’ai pas pu te le dire hier parce que tu es partie brusquement. Je dois aussi passer réparer la voiture de Claude dans l’après-midi donc on se voit ce soir. Bonne journée je t’aime. « . Il envoya un deuxième texto à Claude « J’accepte ». Puis il alla se doucher, s’habilla et sortit direction chez Claude.
– Bonjour Edmond
– Bonjour Claude.
– Je vois que la nuit t’a porté conseil comme on le dit souvent.
– On le fait à quelle heure?
– Dans deux heures.
Ed regarda dans sa montre, il était 7h10.
– En pleine journée?
– Oui la bijouterie ouvre dans exactement 1h10min.
– Et c’est quoi le plan?
– On entre on prend le max de bijoux qu’on peut et on ressort en 4min. C’est le temps que mettra la police pour intervenir.
– Et les vigiles?
– T’inquiète pas pour ça je vais me charger de les neutraliser.
– Qu’entends-tu par neutraliser?
– Les mettre hors d’état de nous nuire. Toi tu te contenteras de ramasser  le plus de bijoux possible. Je me chargerai du reste.
– D’accord mais avant que je ne fasse quoique ce soit je vais que tu me signes un papier qui m’innocentera au cas où les choses tourneraient mal.
– T’inquiète pas mon petit. J’ai tout prévu. Il ouvrit la mallette posée sur la table et sortit un papier qu’il tendit à Edmond. Ce dernier lu le document et signa. C’était exactement ce qu’il cherchait.
– Donc moi je n’aurais qu’à ramasser les bijoux?
– Oui moi je me chargerai de tout le reste.
– D’accord ça marche.
– Tu prends quelque chose?
– Oui je veux quelque chose de fort.
Il apporta du whisky et le servit.
– Détend toi Edmond ce n’est qu’une simulation de braquage.
– Peut être bien mais je n’ai jamais fait ce genre de trucs.
– Je le sais bien. Moi non plus je ne l’ai jamais fait.
– Attends attends c’est quoi ce délire? Tu n’as jamais fait de simulation de braquage et tu es là à me dire que tout se passera bien?
– La bijouterie m’appartient et je t’ai signé un papier qui t’innocentera parce que tu stresse pour rien. Tu n’en aurais même pas besoin. Donc calme-toi et déstresse.
– D’accord. Sandra est au courant pour la simulation?
– Non je ne veux pas l’inquiéter pour rien. Toi tu l’as dit à Gabriella?
– Non si je l’avais fait je ne serai pas là.
– Ah les femmes! Toujours à s’inquiéter pour rien. Bon on opère dans 30 min. On ferait mieux d’y aller. Il alla sortir un grand sac, apparemment lourd vu la façon dont il le trainait, le posa puis l’ouvrit. Il sortit un fusil à pompe
– Wow wow wow wow! Tu vas faire quoi avec ce fusil?
– Calme-toi Ed. Il faut que ça fasse vraie notre simulation.
– Mais tu vas faire flipper tes employés avec ça.
– C’est le but. Tiens ta cagoule! Maintenant sois relax détend toi. J’ai de la marijuana si tu veux.
– Ça me relaxerait?
– Oui tiens.
Il lui tendit un joint et s’alluma un aussi. Ed alluma le joint et commença à fumer. Il se tendit au max et dis à Claude
– C’est bon je suis prêt.
– Tiens voici ton sac. On entre je neutralise les vigiles et je garde les employés en joue. J’explose les vitres et toi tu ramasses les bijoux. C’est bon?
– Ouais ouais c’est bon!
– Okay on y va!
Il était midi passé et Gabie se disait que son mec devait avoir fini ses entretiens et elle espérait qu’il fut retenu pour l’un d’eux. Elle s’ennuyait devant la télé. Elle regarda son téléphone pour la 1839e fois, toujours aucune nouvelle de son mec. Ce n’était pas son genre. Elle se rassura en se disant qu’il était sûrement en train de passer une autre entrevue. Puis elle se mit à défiler les chaînes télé à la recherche d’un bon programme, ça parlait d’un braquage de bijouterie, les braqueurs se sont fait prendre en plein braquage. Elle voulut changer de chaîne quand soudain on montra la photo de nos deux braqueurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *