Chroniques d’une Togolaise tombée enceinte à 18 ans (Part XXV)

        Il la deposa à son cours et revint tout de payer la robe que lui avait montré Gisèle. Il retourna la deposer chez lui et retourna au boulot avec quelques minutes de retard. Le patron le fit venir dans son bureau. Il commença par s’excuser tout de suite
– Je suis désolé patron. Promis je ne reviendrai plus en retard.
– Je ne t’ai pas appelé pour ça Edmond.
– Ah oui?
– Edmond ça fait combien de temps que travailles ici?
– Trois ans monsieur!
– Te souviens tu de ton premier jour ici?
– Comme si c’était hier!
– Alors tu te souviens parfaitement des règles que je t’ai donné?
– Ne jamais venir en retard sauf en cas de force majeur, ne jamais manger en travaillant, ne jamais venir au boulot après une nuit blanche, toujours demander la permission en cas d’absence ou de retard.
– Très bien. Mais il en manque une très importante.
– Ah bon? Laquelle monsieur?
– Tu t’en souviendras toi même. Tu peux disposer.
        Il sortit du bureau sans broncher. Mais il n’avait rien compris de ce qui venait de se passer dans le bureau du patron. Il savait juste que c’était pas bon signe. Il se souvenait très bien de la dernière règle « Ne jamais avoir un deuxième boulot sans la permission du patron sous peine de licenciement ». Il avait fait semblant de l’oublier. Le garage voulait que ses employés n’aient pas un deuxième boulot parce qu’il fallait rester éveillé devant le travail pour éviter toute sorte d’accident. C’est pourquoi ils étaient bien payés, logés et véhiculés. Il retourna à son boulot.
– Au fait Jonathan. Je sors du bureau du patron comme ça.
– Il te voulait quoi?
– J’ai rien compris il m’a demandé de lui dire les règles du garages.
– Comment ça?
– Bah je ne sais pas moi.
– Ça c’est pas bon signe mec!
– Ouais c’est clair.
        Il se mit à réfléchir rapidement. Le patron était il au courant pour son deuxième boulot? Et si il se faisait renvoyer? Mais Jonathan était la seule personne qui était au courant pour son deuxième boulot, et si… La lumière se fit alors dans son esprit. Jonathan avait sûrement dû parler ou fait allusion à son deuxième boulot devant le patron. Mais il ne pouvait pas en être sûr. Alors il lui demanda.
– T’aurais pas parler devant le patron par hasard?
– De quoi mec?
– De mon deuxième boulot biensûr.
           Il hésita un moment puis repondit
– Non mec je ne lui ai rien dit.
– J’ai du mal à te croire. Pourquoi hésiter si vraiment tu ne l’as pas fait?
– Je repassais des scènes dans ma tête pour être sûr de ma reponse.
– Quelles scènes?
– Bah de mes conversations avec le boss.
– Je vois.
        Ed ne lui dit plus rien mais il savait que ce gars avait parler. Il commença alors à se culpabiliser. Il connaissait à peine ce mec pourquoi lui avait il confié son secret? Il ne sait absolument rien de lui et pourtant il lui avait dit un truc qui allait lui coûter sa place au garage. Il continua péniblement son travail sachant ce qui l’attendait à la fin. Jonathan quant à lui était gêné ce qui n’était pas normal s’il n’avait rien à se reprocher. Ed n’en eut que la confirmation qu’il y était pour quelque chose dans son très prochain renvoi. Il lui jetait de temps à autre des regards pleins de reproches. Celui-ci sentant le regard de Ed peser sur lui n’arrivait plus à travailler comme d’habitude. Mais le soir arriva sans que le patron ne vint lui apporter de lettre de licenciement. Il s’en rejouit mais il savait que la menace n’était pas écartée pour autant. Quand il sortit du boulot il appella Gabie. Celle-ci décrocha après deux tentatives.
– Oui?
– Bonsoir mon amour
– Bonsoir
– Vous allez bien tous les trois?
– Ça va merci.
– Je peux passer te voir? J’ai une petite surprise pour toi!
– Si tu veux!
– D’accord. Je sors juste du boulot. Le temps de prendre une douche et je passerai avant d’aller à mon deuxième boulot
– D’accord.
– A toute à l’heure bébé
       Elle avait déjà raccrocher. Malgré la froideur de Gabie au téléphone Ed était rassuré parce qu’elle avait décroché son appel. C’était déjà ça. Avec ce cadeau les choses allaient sûrement s’ameliorer. Enfin c’est ce qu’il espérait. Il prit dans sa voiture et rentra chez lui. Trente minutes après il sonnait chez Gabriella

by Paul Bernard AMGL ✌

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