Chroniques d’une Togolaise tombée enceinte à 18 ans (Part XXIV)

        Quand Ed entendit la voix, il sut tout de suite de qui il s’agissait.
– Je veux te voir! Arrange toi pour trouver un temps libre dans la journée. Il faut que je te parle.
            Avant même que Ed ait pu repondre elle avait déjà raccrocher. Il envoya un texto disant qu’ils pourraient se voir pendant sa pause c’est-à-dire vers 12h30. Texto auquel il ne reçu pas de reponse. La rencontre le terrifiait un peu mais en même il était rassuré. Gisèle allait faire un scandale c’est sûr mais elle allait arranger les choses. Il alla donc au lit et put dormir grâce à l’appel de Gisèle. Pendant ce temps les filles continuèrent de se raconter ce qu’ils ont fait pendant qu’elles s’étaient perdues de vue. Elles finirent par s’endormir à l’aube après s’être suffisament gaver de sucrerie. Gisèle se reveilla tôt alla faire les travaux menagers de Gabie, prépara le petit dejeûner pour Mr. Donatien. Ensuite elle retourna en haut se doucher et sortit ses cours pour bosser un peu pendant que Gabie dormait encore. Ed de son côté se reveilla, prit sa douche et alla prendre son petit dejeûner dans le petit café au coin de la rue. Il ne pouvait pas s’empêcher de penser à ce qui allait se passer à midi. Il arriva au boulot avec une mine fatiguée et travailla avec lenteur. Tellement il pensait à la rencontre avec Gisèle qu’il n’a pas pu dormir de la nuit. Son patron remarqua sa fatigue et lui demanda ce qu’il avait fait de la nuit. Il repondit qu’il n’avait rien fait mais n’a pas pu dormir parce qu’il réfléchissait beaucoup. Et quand son patron lui demanda s’il avait des soucis. Il lui dit que c’était juste des problèmes de famille. Rien d’irréparable. Et il continua son travail. A la pause il fila au lieu du rendez-vous où l’attendait déjà Gisèle. Mais à sa grande surprise elle était seule.
– Bonsoir Gisèle, dit-il en s’asseyant en face d’elle.
– Bonsoir « Monsieur », repondit sèchement Gisèle.
       Ed ne fit pas attention à son ton.
– Elle est où Gabie?
– Tu as reçu un appel d’elle te disant qu’elle veut te voir?
– Non
– Alors c’est qu’elle ne veut pas te voir.
– Je croyais que…
– Tu croyais que quoi Edmond? Ça ne te suffit pas de lui pourrir la vie avec cette grossesse? Tu as cette magnifique fille qui va te faire des jumeaux! Des jumeaux Edmond! Tu veux quoi de plus? Elle abandonne tous ses rêves pour toi! Tu veux quoi de plus? Tu veux la detruire en plus?
– Non Gisèle. Je l’aime Gabie et je tiens à elle. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais je regrette profondement ce qui s’est passé. Je ferai tout pour qu’elle puisse me pardonner
– D’accord je compte sur toi. Ecoute moi très bien Ed. Gabie te fait toujours confiance ce qui est très rare quand on la déçoit. Donc je me fie à son jugement. Mais à la moindre petite erreur de ta part, au moindre faux pas, je m’assurerai que tu ne la revois plus jamais et que tu ne puisses jamais t’approcher d’elle. Tu m’as bien compris?
– Oui, je ne ferai plus rien pour la decevoir. Pour vous decevoir.
             Gisèle avait deux ans de plus que Gabriella et faisait des études de droit donc vous comprendrez qu’elle sait de quoi elle parle.
– Tu as vraiment de la chance Edmond. Tu as une femme qui t’adore. Ton beau-père qui est comme ton pote deux boulots qui paient bien et par dessus tout deux anges qui vont naître. Bien des hommes tueraient pour être à ta place. Alors tiens toi à carreau.
– Oui promis. J’ai conscience de la chance que j’ai et je ne vais pas tout gâcher.
– Je t’apprécie beaucoup parce que Gabie est heureuse avec toi. Depuis qu’elle a commencé à sortir avec toi elle a beaucoup changé et elle est devenue plus souriante. Mais si tu te permet encore une fois d’abuser de sa confiance je ferai en sorte que tu ne l’oublies jamais.
          Il se tut un moment puis demanda
– Et Gabie elle est où?
– Je t’ai déjà dit qu’elle ne venait pas. Et puis rien n’a changé. Elle ne veut toujours pas te voir. Je viens juste t’avertir et te donner mon point de vue. J’y vais moi, j’ai cours à 13h30.
– Merci beaucoup belle soeur. Merci du fond du coeur.
– Je me fous pas mal de tes remercients. Contente toi d’appliquer à la lettre ce que je t’ai dit et on verra ensuite.
– D’accord belle soeur! Mais je tiens vraiment à te remercier.
– Tu vois cette robe dans la vitrine là bas? Elle lui montra la vitrine d’une boutique de l’autre côté de la rue
– Oui
– Tu devrais l’acheter
– D’accord
– Bon j’y vais. Je compte sur toi Ed.
– Attend je depose.
– D’accord on y va

by Paul Bernard AMGL ✌

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